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 RECIT (+4TC): Sur le chemin du destin

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Lann Endac

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MessageSujet: RECIT (+4TC): Sur le chemin du destin   Sam 20 Nov - 12:45

Chapitre 1: Le premier tatouage


Tython, un des temples Jedi.
Dominant une petite plaine, le temple semble border la forêt verte avec harmonie. Les oiseaux volètent jusque dans les couloirs boisé de ce lieu de sérénité, tandis que les insecte et autres animaux semblent se satisfaire des coins plus frais de la forêt. Sur un des balcons, deux maîtres Jedi en bure délaissent le spectacle de la nature, leurs attentions fixées sur une plaquette d’information. La nouvelle est grave, cela se voit sur leur visage.
C’est alors qu’un autre Jedi apparait derrière eux, apparemment essoufflé.

-Maître Zekj, maître Gnobar, je suis vous vouliez me voir en urgence ?
-Oui chevalier Awana, nous voulions vous entretenir d’une nouvelle, et demander votre conseil.
-Mon conseil ?

Maître Gnobar, dont la longue chevelure couronnait d’ordinaire un visage jovial se fit plus grâve.

-Connaissez-vous le padawan Lann Endac ?
-Lann ? Oui bien sur, nous nous sommes entraidé sur Nariva 4. De plus, continua le chevalier, il est tristement célèbre dans l’académie. Beaucoup d’entre nous on vut leur maître périre, mais personne autant.
-Oui, fit maître Zekj en croisant joignant les mains. Hélas nous venons d’apprendre que Juhrong Du, son septième maître, est tombé au combat elle aussi.

Le chevalier accusa le choc. Juhrong n’avait pas seulement été une amie pour lui, elle était incroyablement douée au sabre laser. La savoir tombé au combat était un tragédie, et l’annonce d’un avenir sombre.

-Mais, fit il tentant de recentrer ses pensées. C’est une nouvelles tragique effectivement, mais je ne vois pas en quoi cela me concerne.
-Nous avons décidé de rapatrier Lann Endac au temple pour lui trouver un nouveau maître
-… et nous assurer qu’il ne quitte pas le chemin de la lumière. Cependant nous avons un contre-temps fâcheux. Il se trouve que Lann ait… déserté.

-Déserté vous dites ?
-Oui, de toute évidence c’est lié à la perte de son maître, mais il a clairement laissé entendre qu’il quittait également l’ordre Jedi.
-Souhaitez-vous que je partir le quérir ?
-Non.

Maître Gnobar se détourna de ses deux compagnons pour plonger son regard vers la forêt à fleur de balcon. Comment les choses pouvaient dégénérer ainsi…

-Maître Aekel, votre ancien mentor, à décider de partir à la recherche du jeune padawan, et d’en faire son apprenti. Chevalier, vous qui connaissez mieux votre maître que nous, doit on le prendre au sérieux ?
-Maîtres… commença le chevalier hésitant, mon ancien mentor est quelqu’un de particulier. S’il a décidé que Lann Endac serait son nouveau Padawan, alors il n’aura cesse de le chercher. Cependant…

Il y eu un silence flottant

-Exprime tes inquiétudes Chevalier
-Maître, pensez vous que Lann puisse retourner un jour du coté lumineux ? Du coté du conseil ? Il a toujours été dubitatif quand à son efficacité et sa légitimité. Peut être vaut il mieux le laisser vivre sa vie comme il l’entend.
-Vous êtes jeunes chevalier, et vous êtes chanceux de l’être.
-Chanceux ?
-Oui, soupira Zekj avec un regard emprunt de tristesse, il est des épreuves que vous n’avez pas encore eu à affronter, des tentations auxquels vous n’avez jamais été exposé.

Il porta lui aussi son regard vers la forêt comme s’il tentait de percevoir quelque chose.

-Nous avons perdu trop de Jedi dans cette guerre, qu’elle soit déclaré ou non. Mais tous ne sont pas emportés par le feu ou les lames. Le coté obscure, plus que tout, rôde dans les Force. Et un padawan isolé, à moitié entrainé est une proie facile…


Un transporteur stellaire, quelque part non loin de Coruscant.


Coruscant.
Grouillant d’une vie trépidante, elle émettait un véritable vrombissement qui, au fur à et mesure qu’ils s’en approchaient, en venaient à surpasser celui des lourds moteurs du transporteur spatial.
Dans la soute sur-bondée, écrasé par ses voisins, tout ses sens lui inspirant le dégoût, Lann fit la sourde oreille, niant ses sens. Sa première action en tant que réfugier de guerre, faire comme tout les autres miséreux avec qui il s’était embarqué. Et tirer un trait sur le passé. Emmitouflé dans la cape qui sa tenue légère, troqué contre son ancienne tenue de padawan, le jeune Mirialan se repassait une ènième fois son plan.
Il avait réussit à quitter la planète où son… enfin ou elle était morte, comme tout les autres. Il avait réussit à se payer un transport jusqu'à Dantoine, puis Coruscant, et personne ne l’avait retenu. Il y avait de nombreux endroits pour se cacher dans la galaxie, et cela lui facilitait la tâche. A Coruscant, une planète pansant encore ses plaies près de 4 ans après sa mise à sac, les émotions étaient trop forte pour qu’un Jedi ne l’y trouve, et la foule trop dense pour que quiconque ne parvienne à le repérer. Non, il n’était pas un expert en dissimulation, mais il n’était pas non plus recherché dans tout le système. Il n’était qu’un padawan perdu, et au vue de l’animosité que les habitants de Coruscant semblaient encore porter dans leur cœur à l’encontre des Jedi, il y avait peu de chances que ceux-ci s’attellent à les aider.
Mais il s’était promis d’oublier tout ça. D’oublier la Force et les Jedi. D’oublier qu’il avait été sur la voie pour leur ressembler.
Non, dans ce Cargo, Lann n’était qu’un réfugier parmi tant et tant d’autres. Sa main effleura le tatouage unique qu’il portait sur son front. Il se l’était fait lui-même, au moment de partir. Son premier pas vers son destin. Loin de Tython.
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Lann Endac

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MessageSujet: Re: RECIT (+4TC): Sur le chemin du destin   Sam 20 Nov - 12:53

Chapitre 2: La cité déchue


-Dégage le rat !

Le vol plané de Lann le fit traverser la porte entrouverte du bar. Il chuta lourdement sur le sol, roulant plusieurs fois jusqu'à heurté les barres de sécurités, l'empêchant de chuter dans le vide. Alors qu’il se relevait péniblement en se tenant à la barre, les trois mastocs qui l’avaient propulsé au dehors étaient sortit. Tout son corps était commotionné, il n’était vraiment pas en état de se battre.

-Et ne revient pas avorton ! On accepte pas les types dans ton genre !

Et ils rentrèrent de nouveau dans le bar, se laissant aller à quelques ricanements cruels.
Coruscant n’était pas un endroit miséricordieux. Cela faisait 2 mois qu’il était arrivé clandestinement. Il était directement allez dans les bas fond de la ville planète, les seuls endroits qui ne grouillaient pas de soldats. Dessous le vernis, dessous les toits, Coruscant était un véritable taudis où régnait les maître du crime et de l’illégalité. Plusieurs entreprises trouvaient largement de quoi subvenir à leur besoin dans cette économie souterraine, mais rien n’était jamais doux sur cette planète.
Sur les millions qui chaque jours mourraient sur Coruscant, bon nombre étaient des malchanceux qui avait fait une malheureuse rencontre.
Crachant dédaigneusement son sang dans le vide derrière lui, en direction de la surface invisible de cette planète, Lann roula ses articulations et se remis en route, en quête de quoi manger. Il avait déjà cambriolé quatre bar depuis son arrivée, et n’avait jamais été prit. Même cette fois, il avait réussit à se faire passer pour un tricheur au lieu d’un voleur. Il savait mentir, et ça lui servait. Mais son estomac exigeait plus qu’un maigre repas par jours. Déjà, il s’était aminci, de corps et d’esprit.
En tant que Mirialan, Lann croyait en une sorte de destiné personnelle, un cheminement initiatique qui avait pour but de révéler celui qu’il était vraiment, et sa place dans l’univers. Il était partit sur la certitude que c’était la chose à faire, et y avait vu sa première épreuve en tant que Mirialan. Son tatouage en faisait foi. Mais sa vie d’errance dans les rues dévastées et mal famé de Coruscant avait atrophié son esprit. Il luttait de toute ses forces, mais ne parvenais que rarement à penser à autre chose qu’a l’instant présent. Lentement, il se changeait un animal des rues, poussé par ses besoins primaire.

Quelques rues plus loin, il entra dans un bâtiment désaffecté par une ouverture dans le mur. La forte odeur ne le gênait même plus. Ils étaient huit d’ordinaire dans ce cloaque étroit. Ils étaient cinq maintenant. L’un des autres réfugiés n’était pas rentré à l’heure prévu et deux autres s’étaient entretué à coup de bout de verre pour ses biens. Leurs corps étaient restés là, au milieu de leurs compagnons indifférents. Lann lui-même n’y prêta guère attention.
Sans un mot, mais avec un regard méfiant à l’égard de ses compagnons, Lann se blottit dans un recoin délabré d’une pièce qui devait être une sorte de salle de réunion avant que l’ancienneté ne la réduise à un abri pour sans-abris.
Une journée ordinaire sur Coruscant. Au moins, il avait repéré les lieux de son prochain cambriolage…

Il faisait plein jour quand Lann commença à grimper sur la façade d’une publicité géante. Son cambriolage commençait maintenant. Dans son dos, un sac de toile usé mais solide qu’il avait fabriqué à l’aide de vêtements. Dans, un simple bout pointu de plastacier d’environ huit petits centimètres. Une rareté. Après avoir agilement grimpé au sommet de la pancarte clignotante, il s’assura que personne dans les rues plus bas ne le regardait. En équilibre sur la fine tranche, il avait une vue d’ensemble des bas fonds du secteur dans lequel il se trouvait. Personne n’avait fait attention à lui. Les regards baissés étaient trop monnaie courante pour que quelqu’un ne lève les yeux vers lui. D’un bond, il quitta la pancarte pour atterrir sur une corniche relativement large, puis il se déplaça avec précaution le long du mur jusqu'à arriver juste en face du bar duquel il avait été jeté la veille. Il était fermé, comme prévu. Le petit sabotage qu’il avait effectué dans le système de ventilation avait émit une odeur terriblement désagréable issue des solutions salés qu’ils utilisaient pour nettoyer leurs conduits. Maintenant que le liquide s’était répandu dans la ventilation, il fallait tout purger, ce qui signifiait fermer le bar.
Le son aigu du transport public attira l’attention de Lann. L’énorme casserole rouillé qui était sensé mener ses passagers à bon port se trainait péniblement le long des tranchés de ce niveau. Il avançait avec une lenteur légendaire à cause d’une panne chronique dans son ordinateur de navigation, ce qui obligeait les pilote à conduire manuellement dans les rues étroites et sur peuplé des Bas-fond de Coruscante. Alors qu’il passait entre le bar et Lann, le cambrioleur bondit bras en avant, survolant un instant le vide immense qui le séparait du sol en dessous de lui. Instinctivement, il se replia sur lui-même avant de toucher le toit du transporteur en mouvement. D’une roulade, il se remit debout et couru sans perdre son élan puis sauta de nouveau pour atteindre la corniche juché au dessous de l’entrée du bar. Il s’écrasa contre le mur, et faillit en perdre l’équilibre, mais se rattrapa à la grille des ventilations. L’odeur qui s’en échappait était terrible, mais le son de la purge était doux à ses oreilles. Il ne devait pas y avoir grand monde dedans.
A l’aide de son écharde de plastacier, Lann déverrouilla la grille et s’accroupit dans le système de ventilation.

L’odeur était presque insoutenable, il faillit même en pleurer, mais il tint bon et continua d’avancer avec précaution. Par les quelques ouvertures, il put juger avec satisfaction qu’a part des droides qui, à l’aide de long tuyaux plongé dans les canalisations, évacuaient les odeurs, il n’y avait personne. Ayant déjà repéré à quel endroit il devait sortir pour entrer dans le bureau de caisse, il continua sa route avec prudence.
Arrivé à bon port, il ouvrit avec délicatesse la grille située à raz du sol puis, constant qu’il n’y avait personne, il sortit complètement. Son agilité lui avait bien souvent été utile dans ces moments difficiles qu’était la vie quotidienne à Coruscant. Peu aurait eu l’audace de faire ce qu’il avait fait, mais lui savait qu’il n’avait pas le choix. Il devait manger.
Fouillant le bureau, ses mains enveloppé dans du chiffon pianotèrent sur le clavier de l’ordinateur bureautique avant de fouiller les tiroirs. Il trouva rapidement ce qu’il voulait, une boite fermé magnétiquement. Il n’avait pas les compétences nécessaires pour l’ouvrir lui-même, mais il connaissait une astuce pour déverrouiller les verrous magnétiques. Ça ne lui poserait aucuns soucis. Rangeant la boite dans son sac, il se préparait à partir dans l’ordinateur se mit à allumer les caméras de surveillance de l’entré du bar.

Quelqu’un essayait d’entrer par la grande porte. Une sueur froide coula le long du dos de Lann qui vit, par les caméras, les portes s’ouvrirent en coulissant vers le sol. Trois individus entrèrent, l’un d’eux était le patron du bar, l’autre, un de ses gros bras. Ce dernier était un Chistori, une sorte d’énorme reptile Bipède avec une gueule assez grande pour gober une tête. Et la force nécessaire pour déchirer un droide en deux. Il enserrait fermement dans sa main les poignets d’une femme au visage recouvert d’une cagoule sans orifices.

-Arh ! S’exclama le patron du bar. Qu’est-ce que ça pue ! puis, se retournant vers le chistori. Ferme la porte et verrouille là, je ne veux pas de surprise.

D’un mouvement brutal, le chistori jeta sa prisonnière sur une table avant de verrouiller la porte derrière lui. La femme était menottée, mais ne semblait pas faire grand-chose pour se débattre. Elle ne se débattit même pas quand le patron le posa sur une chaise, lui-même s’assoyant sur la table. Il sortit alors un pistolaser et enleva la cagoule de la femme. Elle devait avoir la quarantaine, quelques cheveux gris sans sa courte coiffure châtain, un visage bien conservé, mais des yeux dans le vide. Elle avait été droguée.

-Réveille-toi schutta ! Fit le patron en donnant une grande claque à la femme.
-D… Dietr… J’aurais du me douter que… t'essaierai de me doubler…
-Essayer ? Le patron partit d’un rire tonitruant. Mais j’ai réussis Seres ! Je bosse pour mieux que toi maintenant.
-Tu… articulas difficilement Seres, tu ne t’en tireras…
-Ho que si ! Maintenant, j’ai la cargaison, le vaisseau… et un excellent client.

Il se tourna vers le chistori qui émit un grognement de satisfaction. Lann, lui, était paralysé. Il avait peur bien sur, mais surtout, il n’arrivait pas à prendre de décision. Il pouvait partir, il devait s’enfuir. Il était suffisamment discret, et les droides faisaient suffisamment de bruit pour qu’ils ne le remarque pas. Mais ils allaient tuer, voir pire, la femme qui était juste là. Il n’y pouvait rien. Cela ne le concernait pas. Et la faim commençait à se faire plus pressante, comme si elle devinait que le jeune homme était tenté de délayer sa sustentation.
Il resta un moment immobile devant le moniteur. Puis il éteignit l’ordinateur et, sans une pensées, sans un mot, se réfugia dans les conduits d’aération. Direction, dehors.

Il progressa lentement, faisant bien attention à ne pas éveiller les soupçons des hommes du bar. Au bruit, ils continuaient de violenter la femme et de lui crier dessus. Une fois de plus, Lann fit la sourde oreille. Et puis il entendit un tir de blaster. Seul dans le conduit, il s’immobilisa. Elle était morte. Non, il l’avait laissé mourir. Il l’avait tué. Par lâcheté. Ses mains commencèrent à trembler, et, comme le soleil éclairant au travers de lourds nuages, il se rendit compte de ce qu’il venait de faire. Il s’était exilé, il était partit parce que tant était mort sur de mauvaises décisions.
Et lui… ne valait il pas mieux ?

-Alors ? Tu ne cri pas ? Fit le patron, les sédatifs inhibent la douleur hein ? Quel dommage, on va voir combien de temps ça dure.

*Lann, ce que tu va faire est vraiment stupide* Fit une petite voix dans sa tête, comme une confirmation de ce qu’il soupçonnait déjà. Il n’allait pas rester sans réagir une deuxième fois.
Un plan commençait peu à peu à germer dans son esprit vif, il bifurqua alors dans les conduits de ventilation pour se retrouver juste derrière le bar, en hauteur. La grille surplombait l’endroit où le tenancier se tenait d’ordinaire. Levant les yeux, il vit la vaporisation toxique qu’émettaient les droides surgir de la grille non loin devant lui. Les vapeurs étaient lourdes, et rampaient comme la brume plutôt que de prendre tout l’espace, aussi les droides faisaient leur travail une grille à la fois pour tout désodoriser. Il sut alors quoi faire. Sortant son écharde de plastacier, il attendit, supportant avec patience les bruits des humiliations que le patron faisait subir à son ancien boss. Puis, il vit un droide s’approcher. Il se déplaçait avec des roues en guise de jambes, trainant son réservoir de vapeurs purgative derrière lui. Il leva lentement le bout du tuyau vers Lann.
D’un coup de pied, la grille céda et Lann chuta lourdement sur le droide.

-Qu’est-ce que c’est ! Fit le Chistori de sa voix rauque.

Sans attendre, Lann se couvrit les visages de son sac et perça le tuyau de vapeur à l’aide de son écharde. D’un seul coup, une projection puissante de vapeur toxique lui enveloppa son bras qui sembla s’immoler. Dans un hurlement de douleur, Lann retira sa main tandis que les vapeurs entraient en contact avec les détecteurs de toxicité.
D’un seul coup, le système de sécurité se mit en route, et le bar fut inondé par un brouillard dense de fumée chimique neutralisant les produits toxiques. On ne pouvait plus voir ses mains.

-Par tout les Mynocks de mes ******** jura le patron alors qu’il se remettait debout. Trouve-le ! Trouve-le !

Le grognement terrifiant qui suivit cette déclaration fit immédiatement oublier la douleur au cambrioleur qui passa par-dessus le bar. Il le connaissait ce bar, il l’avait repéré, il savait quel chemin prendre pour arriver à la femme. Par chance, le Chistori n’eut pas cette subtilité. Il renversa table et chaise pour se ruer en direction de l’endroit où il avait vu chuter Lann, ce qui lui permit de le repérer de le contourner.
Alors qu’il s’approchait de l’endroit où la femme était, il se retrouva nez à nez avec le patron, arme à la main. Il était encore plus laid vu de prêt, mais l’effet de surprise était des deux côtés. Lann réagi en premier. Du bras gauche, il écarta le pistolaser et écrasa de son genoux les glandes procréatrice don son adversaire. Ses yeux écarquillèrent, mais aucun son ne put sortir de sa bouche alors qu’il tombait à genoux. Lann saisit le pistolaser et se rua sur la femme. Elle n’était pas attachée à la chaise, mais l’un de ses jambes portait la brûlure qu’un tri de blaster. La femme elle-même semblait à la limite de la conscience, ses yeux papillotants sans rien regarder de particulier.
La soutenant par l’épaule Lann entreprit de trouver la sortie. En quelques pas, il y fut, mais une mauvaise surprise l’attendait. Il avait oublié qu’elle était verrouillée.

Un grognement sourd se fit entendre derrière lui. Il se retourna d’un coup, laissant tomber la femme qui s’effondra contre la porte. Il ne voyait rien, mais il sentait que le monstre rôdait juste à quelques mètres de lui. Sa main gauche serré sur la crosse de son arme, il scruta la brume, paralysé par la peur. Sa propre tactique se retournait contre lui.
Comme deux tronc d’arbre, deux bras reptiliens surgirent de nulle part et le saisirent par les épaules avant de le projeté avec une force sans pareille contre une table renversé dans le bar. Le souffle coupé, Lann ne put cependant faire attention à la douleur. Se relevant d’un coup, il se rendit compte qu’il était complètement entouré de brume. La prochaine attaque pouvait venir de n’importe où. La sueur commença à perler sur son front et à couler sur sa joue.
Une mâchoire claqua juste à coté de lui alors qu’il s’était, par réflexe, laissé tombé sur le coté. Son esprit se verrouilla alors. Avec un sang froid procuré par un afflux d’adrénaline, il pointa son arme vers la présence fantomatique et tira. A de nombreuse reprise. Les cris de douleurs qui s’échappaient de la brume devinrent rapidement des gémissements, mais même alors il continua de tirer. Encore et encore, jusqu'à une âcre odeur de chaire carbonisée envahisse la pièce.

Lann s’arrêta alors, son souffle rapide, son esprit bloqué. Avait-il gagné ? Il avait survécu, survécu… La femme. Ses pensées se remirent en marche et il se précipita vers ce qu’il savait être la porte. La femme l’y attendait, inconsciente cette fois ci. Sans hésiter, Lann fit sauter le verrou à coup de blaster et les portes se relâchèrent un peu. Son bras droit lui faisant toujours aussi mal, il usa de sa main gauche pour forcer la porte à descendre. Dehors, il y avait quelques passants, mais personne ne semblait lui prêter attention. Pas encore.
Quand l’ouverture fut suffisamment grande, Lann mit la femme sur son épaule et disparu dans les bas fond de Coruscant.


Dernière édition par Lann Endac le Sam 20 Nov - 13:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RECIT (+4TC): Sur le chemin du destin   Sam 20 Nov - 13:06

Chapitre 3: A la croisée des chemins


Le vrombissement régulier des générateurs d’oxygène berçait le sommeil artificiel de Seres, dont la poitrine s’élevait avec régularité. Allongée sur un lit grossier, les menottes toujours aux poignets, elle portait un masque qui lui couvrait les voies respiratoires ainsi qu’une perfusion dans le bras. Les deux étaient reliés à un robot médical qui contrôlait son état de santé. C’était un ancien modèle, mais il avait une bonne réputation dans les bas fonds, aussi ceux qui ne pouvaient s’offrir mieux allait chez lui. Ca n’était pas le meilleur, mais la machine ne cherchait pas à prendre avantage de votre condition de faiblesse.
Lann, dont le bras et la partit gauche de la tête étaient complètement recouvert d’un bandage, s’avança vers le droide.

-Comment va-t-elle ?
-Mr Consommateur, fit le droide d’une voix très artificielle. Votre état n’est pas optimal. Du repos est nécessaire.
-Je sais bien PK, répondit le Mirulian en s’adossant contre le mur.
-Mme Consommatrice a subit une grave brulure à la jambe et un empoisonnement massif au sédatifs. Son système nerveux est désormais purgé de la toxine, mais je n’ai pas les compétences nécessaires pour soigner complètement sa jambe.

Lann regarda la machine, puis la femme. Elle s’appelait Seres, et c’était probablement une criminelle, c’était tout ce qu’il savait d’elle. Il avait risqué sa vie pour l’aider, presque perdu un bras dans le procédé, on lui avait presque ouvert le crâne. Et il avait dépensé plus de la moitié de son butin pour la sauver. Ca n’était pas normal, pas rationnel, ne semblait il. Et pourtant, dans un sens, il n’avait pas ressentit le plaisir d’être utile depuis longtemps.
Il chassa ces pensées de sa tête. Maintenant était venu le temps de se séparer.

-Réveille là
-Soit Consommateur, mais elle aura besoin de repos.

La perfusion se retira pour rentrer dans la machine, de même que le respirateur. Privé de somnifère doux, Seres commença à bouger faiblement. Puis elle ouvrit les yeux en grands et se redressa d’un coup. La violence de son mouvement sembla presque rouvrir sa blessure à la jambe. Son visage se tordit soudain de douleur et elle s’arqua en arrière, retombant lourdement sur le lit en se tordant de douleur.

-Vous ne devriez pas bouger trop violemment Consommatrice. Consommateur n’a pas payé pour plus d’un séjour.

La femme cessa de bouger en serrant les dents, ses mains menottées agrippant sa jambe. Elle lança un regard meurtrier à Lann. De toute évidence, elle pensait qu’elle était encore prisonnière. Le pistolaser à la taille, le cambrioleur eu un soupir.

-Ne vous en faite pas. Je vais vous aider.

A ces mots, la femme eu un moment d’arrêt. Puis elle commença à rire, puis à rire aux éclats. Elle rirait tellement qu’elle en eu presque mal. Et ça avait quelque chose d’insultant.

-C’est pas vrai, fit elle les larmes aux yeux, je suis tombé sur un héros.

Lann eu du mal à ne pas se sentir gêné par la situation. Effectivement, en rétrospective, il avait agit stupidement. Mais il ne s’attendait pas à ce que quelqu’un le remarque aussi rapidement. Et s’en esclaffe aussi bruyamment.

-Je vois que vous allez mieux, fit-il un peu vexé.
-Oui… Bon, reprit-elle sérieusement. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
-Vous étiez dans le bar de Dietr. Il avait vraisemblablement dans l’intention de vous tuer. Mais je vous ait récupéré à temps et je vous ait amené ici.
-Le bar de…

Soudain, son visage se crispa de colère.

-Dietr… Sale traître ! Il est mort ?
-Non
-Alors je pars.

Elle tenta de se lever, mais d’un geste, la machine l’entrava légèrement.

-Attention Consommatrice, votre état ne vous permet pas de vous déplacer.
-Et bien si je reste trop longtemps, il n’y aura plus grand-chose à soigner de moi.
-Que voulez vous dire, fit Lann, pourtant certain de ne pas avoir été suivit.
-Dietr a un joli animal de compagnie, un saurien qui lui sert à traquer ses proies. S’il ne vous a pas encore rattrapé c’est que vous avez de la chance. Mais il va venir, ne vous en faite pas.
-Le Chistori ?
-Tu l’a vu ? répliqua t elle inquiète
-Oui… mais il n’y a plus rien à craindre de lui maintenant.

Le silence plana quelques secondes entre les deux individus. Lann n’aimait pas se remémoré le combat. L’odeur de la peur l’environnant, ses muscle glacés, la terreur dans son ventre. Puis la sauvagerie avec laquelle il avait réduit en cendre son adversaire. Ca avait été une victoire, mais rien d’agréable. De son coté, Seres resta immobile un moment, puis eu un sourire en coin.

-Et bien… je ne savais qu’il y avait des gens potable parmi les réfugier. Et c’est quoi le prix de tes services ?
-Le prix ?
[color=green]-Hum, fit elle avec un sourire moins agréable, c’est pour ça que je disais que t’était un héros.

Elle se leva lentement, la machine ne l’empêchant pas cette fois. S’appuyant sur le mur de ses deux mains menottées, elle prit appuie et regarda de nouveau Lann avec un petit air narquois. Maintenant qu’elle était de nouveau relativement en forme, il put la regarder sous un œil nouveau. Elle était un peu plus grande que lui, plus vieille aussi, mais son regard avait quelque chose de fort. Même blessé et menotté, elle avait de l’envergure.

-Ici sur Coruscant, les héros meurent rapidement. Si t’a pas de prix, c’est que tu vaux rien. Tu m’as rendu une sacrée chandelle dans le bar, je serais morte si t’avait pas été là. Alors je te rembourse en te donnant un conseil qui va te permettre de vivre un peu plus longtemps : prend soin des dettes que les gens ont envers toi.

Cela paru soudain comme une évidence pour Lann. Oui, c’était le meilleur moyen de survivre. Mais d’un autre coté, il ne pouvait que difficilement admettre qu’il ne ressentait rien pour ses pairs. Quelques mois plus tard, s’il avait survécu, il aurait sans de lui-même appliqué cet enseignement. Mais il n’était pas comme ça.
D’un autre coté, se laisser mourir par pur orgueil n’était pas non plus une solution envisageable. Alors quand Seres, se dirigeant vers la sortie, passa à coté de lui en boitant, il lui saisie le bras avec douceur.

-Je ne sortirais pas si j’étais vous.
-Ho ? et pourquoi ça ?
-Vos menottes.

Seres porta son regard sur ses entraves. Lann en avait déjà vu, c’était des copies militaires. Et si elles étaient bien copié, elles avaient également ce petit plus qui rendait les missions de récupération beaucoup plus facile.

-Il y a un émetteur dans les menottes. Notre cher ami PK est un ancien modèle qui émet des tas de parasites, alors ils ne peuvent pas savoir que nous sommes là. Mais si vous sortez de la zone…

La femme regarda Lann droit dans les yeux.

-Et je suppose que vous avez un moyen de me débarrasser rapidement de ce problème ?
-Oui, mais ça va vous coûter.
-Et quoi donc ?

Lann réfléchi un instant.

-Je ne sais pas encore.
-Je marche.
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MessageSujet: Re: RECIT (+4TC): Sur le chemin du destin   Sam 20 Nov - 13:23

Chapitre 4 (suite et fin)


Après quelques heures de marche, Lann, Seres, et PK qui avait été trainé de force hors de son lieu de travail, arrivèrent devant une grille faisant le tour de ce qui ressemblait à une grande usine. La zone de production des taxis, un complexe extraordinaire par sa taille, ressemblait à un cube de métal de la taille d’une petite ville. Ses « parois » étaient des superpositions de tubes, de conduits, de bouches d’aération et de compteurs de machine. En plein rendement, l’énorme boite cachotait, tremblait de toute part, tel un gigantesque être vivant ingurgitant des convois de marchandise d’un coté pour et régurgiter de l’autre. C’était un lieu que Lann connaissait bien, le premier lieu qu’il avait occupé avant d’être renfloué par les gardes du coin.
Mais il avait eu le temps d’apprendre un ou deux trucs pendant sa courte occupation des lieux.

-Qu’est-ce qu’on fait ici ?
-Et plus important, pourquoi les Consommateurs m’ont enlevé de mon lieu de travail ? Je suis une unitée fonctionnelle !
-PK, tu nous sers de couverture, tu émets tellement de parasite que personne ne pourra repérer nos mouvements avec toi à nos cotés.
-Consommateur, si vous souhaitez m’insulter, ayez la délicatesse de me payer d’abord !

Aucun des trois compagnons n’était particulièrement rapide ou agile. Lann et Seres étaient blessé, elle à la jambe, et les facultés motrices de PK, bien que déjà peu développées, étaient grandement réduite par leur mauvais état.
Heureusement, Lann ne comptait pas infiltrer le bâtiment. Ce qu’il cherchait était accessible de l’extérieur. La simple grille qui entourait l’usine n’était pas un véritable obstacle. La seule chose qui empêchait les pauvres de venir dépouiller l’usine de son matériel tuyau par tuyaux était la crainte d’être prit en flagrant délit. Tout le monde avait peur des gardes ici, surtout quand ils étaient payé par des entreprise habitué au truandage, au malmenage, voir au meurtre. Mais ça n’était pas ça qui rebutait Lann, il savait toujours précisément où aller et ne restait jamais suffisamment longtemps pour se faire repéré. De plus, il n’était même pas une gêne pour cette entreprise, aussi il espérait quelque clémence si jamais sa petite manipulation ne passait pas inaperçu.

-C’est par là.
-Mais bon sang, qu’est-ce qui est par là ?

Ils avaient passé sans mal le grillage et s’approchaient maintenant de la surface tubuleuse de l’énorme bête mécanique. Ils s’arrêtèrent devant une petite ouverture verticale, juste de quoi laisser une personne fine marchant de cote. De cette ouverture, un bruit régulier de piston s’échappait, faisant vrombir l’air.

-Au bout de cette petite allée se trouve une partie de la fabrication en chaine des servomoteurs des taxis. Les plaques principales y sont purgées par une impulsion électromagnétique.
-Et alors ?
-Et alors, fit Lann avec un sourire. Ces menottes, et tout ce qui est verrouillé magnétiquement ne résiste pas l’impulsion et se déverrouillent.
-… Tu veux que je mette mes mains entre deux aimants électromagnétiques ?!
-L’impulsion est alternative, vas y et tu verras.

Avec quelques hésitations, Seres finit par accepter et pénétra dans le sombre passage. Lann était sûr de lui, il utilisait cette astuce pour déverrouiller les coffres qu’il dérobait. Il avait appris cette particularité de la bouche d’un habitant des lieux qui l’avait prit en affection et montré les ficelles pour survivre. C’était cela qui avait permis à Lann de vivre deux mois sans s’affilier à un groupe criminel.

-Si je puis me permettre, Consommateur, l’exposition directe à une onde électromagnétique de cette importance peut générer des problèmes d’ordre biologique.
-Ne t’en fait pas PK, elle s’en sortira très bien.
-Je ne sais pas si je dois admirer votre confiance ou me morfondre de votre stupidité !

Ce modèle était vraiment… vraiment hors d’usage.
Seres revint quelques minutes plus tard, ses menottes à la main, l’air satisfaite d’elle-même.

-Très bien, je suppose que c’est là que nos routes se séparent.
-Oui, on verra pour ta dette plus tard.
-Dit moi petit, tu a de la ressource. Ca te dit un travail ?

Un travail ? Quitter les taudis, travailler régulièrement, s’éloigner des regards vides des réfugier et satisfaire sa faim insatiable ? Bien sur ! Bien sur mais…

-Quel genre de travail ?
-Juste quelques services, de ci, de là. Le genre qui demande de l’imagination, de la chance et du talent. Mais ne t’inquiète pas, pour toi la chance suffira, ajouta t elle narquoise.

Plus d’une fois Lann avait vu ces gros bras ou ces hommes de mains dans les rues de Coruscant. Il s’était dit à de nombreuses reprises qu’il aurait voulu avoir leur travail, qu’il aurait fait n’importe quoi pour le confort d’une situation relativement stable. Mais dans un sens, les actions des heures passés avaient réveillé en lui un personnage qu’il n’aimait pas trop en ce moment. Un personnage un peu trop chevaleresque pour son propre bien. Mais personnage ou pas, c’était lui.

-Je vais y réfléchir.
-Fait attention à toi « héros », répliqua Seres comme ayant deviné ses doutes, c’est beau d’avoir des idéaux, mais s’ils ne te servent qu’a refuser des choix au lieu d’en accepter d’autres, alors tu n’est qu’un hypocrite.

Sur ce, elle s’en fut, les menottes toujours à la main, sachant de façon pertinent que dès qu’elle sortirait du champ d’action de PK, elle attirerait aussitôt les mercenaires de son ex subordonné. Lann, interdit devant la remontrance, demeura un moment immobile avant de repartir lui-même, accompagné par PK. Ce dernier se remit à gémir.

-J’ose espérer que notre prochaine destination sera mon lieu de travail ?
-Continu à m’exaspérer et tu rentreras tout seul !
-Bouhouhou, fit il de façon si mécanique que l’ironie n’en était que plus mordante, pauvre petit droide abandonné. J’aurais du mal à vous soigner si je suis en pièce détaché Consommateur. De plus, si je puis me permettre ce qu’a dit la Consommatrice n’est pas dénué de pertinence.
-A quel propos ?
-Les interfaces à propensions négatives sont certes économiques, mais elle se dérègle inévitablement. Si un programme n’est pas capable de s’adapter au changement d’environnement, il devient vite obsolète.
-Je suppose que c’est grâce à cette leçon que tu t’es retrouvé au prestigieux poste de médecins pour clodo ?
-La prochaine fois que tu viendras pour une écorchure, Consommateur, je ferais en sorte que mes circuits obsolète vous fasse prendre du cyanure !

Et la discussion s’arrêta la. Lann n’était pas véritablement en colère contre le droide, en fait, il le taquinait sans vraiment s’en rendre compte. Au fond, il savait que le droide et Seres avait raison. Mais il ne pouvait se résoudre à travailler pour des criminels, lui qui avait réussit à préserver son Independence jusque là.
Oui, il fallait qu’il reste indépendant. C’était ça son objectif, la liberté.

Après avoir laissé PK dans son antre, le Mirialan compta ses crédits. La journée avait été bonne, moins bonne que s’il avait tout gardé pour lui, mais suffisamment pour prendre le temps de repérer les lieux de son prochain cambriolage. Mais plutôt que de retourner directement au cloaque, il alla chercher de quoi manger. L’idée de rentrer dans ce sombre lieu de désespoir ne lui était pas du tout tentante. Pendant quelques heures, il était… revenu à la vie.
Mais maintenant, il fallait faire cesser le rêve et retourner à la réalité.
Il entra dans un petit magasin à tout vendre où il allait régulièrement. A son arrivé, le vendeur et tenancier, un Ruurien, lui souhaita la bienvenu dans sa langue. Les Ruuriens ressemblaient à de grosse et grande limaces doté de quatre petites pattes. Ses antennes en forme de plume glissaient dans les airs pour « voir » ce qui se passait autour de lui. Lopfk, comme il aimait se faire appelé, était un marchand à la culture exceptionnelle. La raison pour laquelle il s’était installé dans un petit commerce comme celui là. La guerre contre les Siths avait rendu Coruscant encore plus cosmopolite qu’auparavant. Pour, pire, mais aussi pour le meilleur.

-<Lann ! Heureux de te revoir en un seul mor… Mais c’est une brûlure chimique que je sens ? Qu’est-ce qui s’est passé ?>
-Rien qui ne me poursuivra à l’avenir Lopfk, merci. Je suis juste venu me ravitailler.
-<Garde le silence si tu veux mon ami, mais sache que rien n’échappe à mon intellect !>
-C’est ça oui, répondit Lann avec un sourire. Oui, avec Lopfk, toutes les journées étaient radieuses.

Tandis qu’il choisissait avec soin les rations qu’il comptait acheter, Lopfk écoutait les bulletins d’information. Enfin, il collait l’une de ses antennes au récepteur audio et comprenait ainsi par les vibrations. De temps à autre, il poussait des sifflements et des grognements de désapprobation. Il avait son propre avis sur le comment gérer les choses dans l’univers, comme tout le monde sur Coruscant. Mais avec lui, le pire, c’est qu’il pouvait avoir raison.

-<Tu sais Lann, j’ai toujours cru que l’Empire allait attaquer de façon furtive, mais le chaos qu’ils engendrent est, je crois, encore pire>
-C’est sa spécialité, répondit laconiquement Lann en payant au fur et à mesure ses emplettes.
-<Tout de même, isoler le commerce bandomeerin par des procédés diplomatique, c’est presque une nouvelle déclaration de guerre.>

La main de Lann se figea un instant.

-Qu’est ce que tu as dit ?
-<Officiellement, aucune troupe n’est engagée aussi proche de la frontière avec l’Empire, mais les lignes publiques continuaient d’envoyer du ravitaillement sur certains points stratégiques. Ce n’était quand même pas malin s’ils voulaient dissimuler la présence républicaine. Du coup, les impériaux ont lancé, accroche toi, un accord de guilde de création concurrence diplomatique !>
-Un… quoi ?
-<C’est technique. Dans la pratique, exit les transports dans les zones minières, et en particulier Bandomeer. Pas un transporteur officiel ne pourra plus ravitailler les troupes là-bas. Et bien sur, la République ne peut rien faire contre, sinon elle avouera avoir laissé des troupes, et ça mettrai en danger…>
-Le traité de Coruscant, finit Lann.

Cette explication, il l’avait déjà reçu. Sur Bandomeer. De la part de son dernier maître. Ils étaient la bas en préparation pour vérifier que les impériaux ne se mêlaient des affaires locales, et c’était le cas. Son maître y était mort. Il y avait fait vœux de ne jamais faire confiance au conseil et était partit. Mais il repensa alors aux soldats qui les avaient accompagné, ceux qui avaient partagé leurs victoires, pansé les même plais après les défaites. En partant, il avait pensé qu’ils s’en sortiraient sans les Jedi et leurs mauvais conseils. Mais maintenant l’Empire les frappait de nouveaux. Sournoisement. Dans l’ombre.
Il se sentit soudainement impuissant, comme si la défaite de la république était aussi la sienne. Et Cela n’échappa pas au vendeur.

-<Qu’est-ce qu’il t’arrive Lann ?>
-Lopfk… tu y crois toi au destin ?
-<Et c’est un Mirialan qui me demande ça ? Ce qui compte, ça n’est pas de savoir si moi j’y crois, mais pourquoi toi tu y crois. Tu t’es tatoué le front Lann, et je suis bien au fait de la signification d’un tel tatouage. Mais toi, tu t’en souviens ?>

Ses doigts effleurèrent son front. Son tatouage. Le choix. Le chemin initiatique. Sur Bandomeer il avait sentit que c’était un moment clef de son destin. Un moment pivot. Son choix la bas aurait des répercution sur toute sa vie. Il avait choisit. Il avait fait confiance au destin.
Et il recommencerait.

-Lopfk… T’es le meilleur
-<Pléonasme>

Lann pris ses rations, paya et sortit dans les rues de Coruscant. Coruscant. Cette ville en délabrement, ce lieu d’insanité et d’ordure, cet endroit de désespoir et de défaite. Il ne la voyait plus ainsi. Comme par magie, il se rendit compte où il était. Il était au centre de la République. Il était à ce point clef, ce pivot où de grandes décisions étaient prises. Il se sentait peut être impuissant, mais il sentait aussi qu’il devait lutter pour cesser de l’être.
Non, son objectif n’était pas d’être libre, il avait toujours été libre. Il allait aider la République. Comment ? il ne savait pas encore. Mais il allait y arriver.

-Tu à l’air tout excité dit moi

Lann se retourna d’un bloque pour faire face à Seres

-Comment…
-C’est mon pistolaser que tu tiens. J’y aie mit un traceur au cas où.
-Seres, j’en appelle à ta dette.
-Laisse-moi deviner, tu veux que je t’embauche.

Lann resta abasourdie. Comment avait elle deviné, lui-même venait à peine de prendre la décision. Seres remarqua son air surpris et partit d’un rire claire.

-Tu es peut être idéaliste, « héros » mais t’es pas idiot. Je savais bien que mon offre t’intéresserait.
-Mais j’ai une condition.
-Laquelle ?
-Je veux consacrer du temps à un… projet que j’ai en tête.
-Lucratif ?
-Seulement si on y arrive, mais ça ne va pas être facile.

Seres se lécha les lèvres, ses yeux déjà remplis de convoitise.

-Première leçon sur Coruscant, petit débrouillard. La fortune sourit aux audacieux.

Lann eu alors une petite pensée emplis de chaleur. Il se sentait revivre, il se sentait de nouveau utile. Ho, ça n’était pas le paradis, mais c’était mieux que rien. Et des bas fonds de Coruscant, il allait tout faire pour que la République se relève. Pour ses amis soldats. Pour PK, le robot acariâtre, pour Lopfk le vendeur génial. Et pour lui, enfin.

Oui, finalement, ça n’était pas une si mauvaise journée…
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