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 Un avenir incertain

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Maître de jeu



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MessageSujet: Un avenir incertain    Sam 30 Oct - 9:34

Le brouillard... La pluie... Le froid... Pour les soldats , Jabiim n'était pas loin de ressembler à un enfer... Un enfer humide. Depuis maintenant trois semaines, la force stellaire du Colonel Moska était en conflit direct avec l'empire. Et les militaires de la république, ou ce qu'il en restait, avaient été contraint d'évacuer leur base de stationnement et de se replier.

Avant de mourir, Moska avait confié à son second qu'une place forte avait été mise en place non loin d'une des seules montagnes de la planète. Durant des heures, une troupe éclectique composée des survivants de la 327ème compagnie de Moska, de soldats d'autres unités, et de mercenaires, progressa lentement en direction de l'avant poste.

Épuisé par les marais qui succédaient aux pluies battantes, le groupe arriva enfin au sein de la structure. Mal en point, celle ci offrait quand même plus de protection que n'importe quel endroit de la planète, et les hommes laissés en arrière venaient de confirmer au nouveau commandant en chef que les impériaux n'arriveraient pas sur place avant dix sept heures.

Ne prenant aucun repos, les républicains commencèrent à préparer leur défense. Pauvres en arme et en munition, ils espéraient secrètement que la plate forme d'envol, toujours en état de marche voit arriver un ravitaillement, et mieux encore, des hommes prêts à les aider. Mais ils savaient que les chances étaient aussi mince que celles de voir les impériaux partir tout simplement.

A une centaine de kilomètre de là, Dark Thravis hurlait après ses hommes, les exhortant à aller plus vite. Mais embourbées dans les marais, les lourdes machines, malgré l'aide des hommes à pied, avançaient lentement... Trop lentement.

La mission de Thravis, jusque là, s'était vu récompenser d'une multitude d'échec, compromettant sérieusement sa crédibilité auprès d'eux, et surtout sa position de chef. Après avoir envoyé trois de ses subordonnés qui avaient remis en cause son autorité dans les limbes, il craignait que ce simple traitement ne suffise plus à réaffirmer son commandement ,et surtout à lui sauver la vie.

Mais cette fois, il réussirait. Les impériaux allaient combattre à deux contre un. Thravis allait vaincre... Il devait vaincre ...
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Alek Sturn

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Sam 30 Oct - 13:59

La pluie…… c’est tous ce qu’il y avait sur cette planète, et ne parlons même pas des marées et du bourbier constant dans lequel on avançait tous les jours.

Cela faisait tous juste 3 semaines qu’on avait rejoins, Salao, Guarg, Tavkin et moi, les forces du colonel Moska, et déjà on devait se replier. D’autres combattants républicains était avec nous en plus de la 327ème, mais on a pas eu le temps de faire les présentations , trop occupé à sauver mes miches dans cette boue.

Moska m’avait nommé comme second, ce qui m’étonna sur le coup, dû à mon expérience mais aussi dû au fait que j’étais un des représentants du groupe armé de l’Heimatlos.
Guarg et Salao en faisaient partis aussi, mais Guarg avait préféré « laisser la main aux troopers » et Salao….et bien il n’avait rien dit ce qui n’avais vraiment pas aider.

On avait à peu près réussi à nous retirer sans trop de casse mais la mort du colonel avait mis un violent coup au moral des troupes; la 327ème avait beau être courageuse, elle manqué cruellement d’expérience au combat qui n'allait vraiment pas aider.
C’est donc difficilement que j’ai dû prendre le commandement de tous ce petit monde avec l’aide, plus que conséquente, de mes frères d’armes de l’Heimatlos. Ensemble, nous avons mené les troupes jusqu’à la place forte que Moska m’avais parlé avant de mourir.

On ne l’avais même pas investie que déjà on pouvait voir certains des murs d’enceinte en mauvais états, c’était mauvais çà.
Une fois avoir pénétré la base, les ordres furent distribués :

« Je veux un groupe de 3 hommes sur les 4 tours de garde sud !
Qu’un groupe s’occupe de faire l’inventaire de tous ce qu’il y a d’utilisable dans cette base et de ce que nous possédons !
Que nos techniciens vérifient si le centre de commandement est opérationnel !
Que le reste des troupes vérifie nos défenses ! J’ai pas envie de devoir défendre une éponge ! »


Tous s’exécutèrent, chacun devait être conscient qu’il vivait peut être leurs dernières heures, mais se seras pas aujourd’hui, pas ici, pas contre cette armée, je jure que si je dois mourir se seras avec mon pied enfoncé dans le cul de l’empereur !

Je pris à part Guarg et Salao, et sortit une note la protégeant d’une main de la pluie.

« Le colonel m’a donné çà avant de mourir »

Ces derniers lurent la note, et me regardèrent interloqué :

« La lettre dont il fait mention est sur moi, je l’ai pas lu, on a nos ordres mais soyez attentif, ok ? »

Ils acquiescèrent dans un hochement de tête puis partirent à leurs tâches.
Retirant mon casque, je laissa la pluie tomber sur mon visage et ajouta :

« Sa vas être une longue journée, mais pas la dernière….pas la dernière. »

Au moment où je remis mon casque, un des éclaireurs de l’arrière garde me fit son rapport.
17 h avant leur arrivée ? ….Hum…. Tous ne vas pas si mal tout compte fait.
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Salao

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Sam 30 Oct - 16:42

Casque sous le bras, le trooper tentait vainement d'allumer une cigarette détrempée par la pluie glacée. Pour ne rien arranger, son briquet semblait manquer de gaz, et se contentait d'émettre de ridicules étincelles éphémères. Il pesta, cracha la cigarette dans la boue et jeta le petit objet nonchalamment derrière lui, en grattant le sillon de sa cicatrice dans sa barbe mal taillée.

-Putain de planète... Et Kreshtar qui n'est jamais là quand on a besoin de lui.

Il se tourna vers ses camarades qui s'affairaient ici et là aux défenses du fort, et porta ses yeux sur les soldats présents, tremblotants dans leurs armures recouvertes de haillons, sur les techniciens hurlant sur leurs assistants en essayant de faire ressembler cette "place forte" en ce qu'elle devrait être.

Salao portait son éternelle armure usée et couvertes d'autant d'impacts et de griffures que de boue et autres substances infâmes adoptées depuis son arrivée. Ses yeux bleus azur avaient un air sérieux, profond, derrière les cheveux châtains longs et détrempés qui lui tombait devant le visage, formant un pont hirsute avec la barbe négligée sur sa mâchoire, elle même traversée par une longue cicatrice trouvant sa source sur son arcade sourcilière gauche. Le casque qu'il portait sous le bras portait lui aussi les marques de nombreux combats, une fissure équivalente à la balafre du soldat parcourant le heaume.

L'homme vérifia son équipement rapidement ; il réarma son fusil blaster, fit de même pour son arme de poing, ses quelques grenades frag et par réflexe, se rassura sur la présence de sa fidèle vibrodague dans son dos. Puis il enfila le casque, et se dirigea vers ses collègues de l'Heimatlos, à l'appel d'Alek.

Ce dernier lui tendit une note, qu'il s'empressa de lire, avant de regarder le démolisseur dans les yeux. Il ne chercha pas à comprendre, et lorsque le nouveau dirigeant lui demanda de rejoindre son poste, il ne broncha pas. Il s'attarda juste une poignée de secondes, fixant toujours Alek. Il voulait se rassurer et le rassurer sur ses aptitudes à diriger cette opération, et d'après le regard complice que soutenait son ami, ça lui convenait. Il lui tapa sur l'épaule et hocha silencieusement de la tête, avant de partir en trottinant vers son poste de défense.

Sa ligne défensive se composait de débris déplacés à la hâte il y a quelques instants, tenue par des soldats dont la plupart des armures étaient encore épargnées des marques d'anciens affrontements. "Ça promet...", pensa-t-il, sous la pluie battante s'écrasant sur les plaques de son équipement personnel.


Dernière édition par Salao le Sam 30 Oct - 22:41, édité 3 fois
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Zaackary Haje Lynch

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Sam 30 Oct - 20:13

La tonnelle en toile s’étendait sur 20m² et protégeait les voyageurs de ses bras en tissu d’une pluie incessante. Les gouttes frappaient en rythme la surface imperméable tendue par les serviteurs attribuant à l’averse un chant diluvien. En bon spectateurs, trois nobles, emmitouflés dans d’épaisses capes, regardaient la chorégraphie des ondées tout en discutant sur la suite de leur safari.


Mise en place par Elmut de Bres, cette expédition alternait visite de sites tels que la Côte du Rasoir, les plaines de Jobreth à quelques chasses dont raffolait le noble originaire de Coruscant. Le met du moment était un crocodile tué dans la matinée dans un des marais adjacents à leur campement. L’animal, empalé dans un tournebroche comme on épingle une rosace de verre sur le manteau d’une femme, rôtissait doucement au fil de saltos orchestré d’une main de maître par l’un des guides engagés pour la virée nobiliaire.


Les Jabiimiens employés par Elmunt étaient au nombre de sept et se partageaient diverses taches. Ainsi, en plus du cuisinier, trois se chargeaient du service, dressant la table sous la pergola tandis que les trois derniers étaient partis en éclaireurs autour du bivouac.


Elmut était en plein laïus sur la chasse matinale, se faisant éloge lui-même, portant aux nues son adresse au tir, son sang froid hors norme quand l’énorme prédateur aquatique avait surgi des flots boueuse prêt à le happer et l’entrainer à sa suite. A chacune de ses exaltations verbales, sa moustache se soulevait légèrement, brusquée par un souffle moins épique que celui qu’Elmut aimait donner à ses histoires.


Comme à son accoutumée, sa femme, la douce Lady Charleze de Bres, écoutait avec attention et rendait à son époux de larges compliments pour démontrer la fierté qu’elle éprouvait face à ses louanges. La pluie avait délogé quelques mèches de cheveux de son éternel chignon ce qui altérait le temps d’un repas prometteur la monotonie de ses traits. Elle avait remonté sa cape bien haut afin que ne puisse s’y engouffrer un vent froid.


Le couple avait convié Zaackary Haje Lynch à cette aventure. Non pas que le bougre était fervent des parties de chasses mais il appartenait à cette caste de personnages qu’il fallait avoir à ses côté. En effet, quel meilleur moyen que de faire parler de cette expédition lors des prochaines soirées mondaines que d’inviter le plus extravagant d’entre tous.


Extravagant… Oui, on pouvait dire cela du bonhomme. Déjà, sa castration était un mystère en soi. Zaackary en parlait sans honte et faisait étalage de ses bijoux de famille perdus à chaque fois par un bon mot. Ajouté à ce handicap, comme pour appuyer son appartenance bafouée à une catégorie masculine à jamais hors de portée, il jouait constamment avec l’ambigüité. Sa démarche était une parodie à elle seule d’un déhanché de garce à l’aguiche orientée dans les miches, son visage arborait tous les artifices féminins tels que mascara, fard à paupières ou encore eye-liner et ses coupes de cheveux et tenues vestimentaires étaient, à chaque fois, travaillés avec soin.


D’ailleurs, où les capes de ses hôtes étaient de laines soyeuses, certes, mais surtout de couleur sobre, noire et beige, la sienne étalait son fuchsia sur toute sa longueur avec, en prime, un col en plume aux consonances orangés lui cerclant son visage imberbe de rayons éclatants.


–Et je vous le dit, cher Zaackary, la bête affamée n’aurait fait qu’une bouchée de moi si je n’avais pas évité avec grâce sa mâchoire acérée.


–O, que je ne doute pas de vos dires, mon ami,
répondit l’eunuque. Je vous imagine bien, trempant dans l’eau croupi des marais jusqu’aux genoux, fusil en main, traquant l’animal dans sa tanière. D’ailleurs, je suis surpris de voir que vous avez pris le temps d’en nettoyer vos bottes car, pardonnez ma modeste vue, mais je n’y vois aucune trace de boue plus haut que la cheville.


–Oh, euh…,
balbutia Elmut, visiblement dépourvu par la remarque et comprenant qu’il perdait pied dans l’exagération de son récit.


–Ne vous excusez pas de prendre soin de vos chausses, enchaina Lynch. Il est tout à votre honneur que de ne pas négliger vos affaires après une rude chasse comme vous avez eu et je soulignerai à tous le sang froid qui devait être votre pour penser à votre tenue juste après un tel exploit.


–Oh, oui, certes. Il est vrai que…



Le bruit du speeder des guides revenant en trombe des marais mis fin à la tentative d’explication de Sir de Bres qui, avec soulagement, courut vers l’engin.


– Que se passe-t-il ? S’enquit-il


Les Jabiimiens paraissaient affolés, leurs yeux respiraient la peur, une peur profonde.


Des impériaux, plusieurs, partout !! Ils…Ils avancent vers nous, par là, s’expliqua-t’il en montrant d’une main tremblante l’ouest. Et de par là aussi !!


L’épouse de Bres serra l’avant bras de son mari, son minois trahissant l’anxiété qu’apportait une telle nouvelle.


–Nous devons partir, Monsieur, partir maintenant !! Insista l’un des guides


–Il y a une place forte à moins de deux heures, monsieur. J’ai repéré des troupes républicaines s’y rendre. Nous devrions nous mettre sous leur protection. Ajouta un autre.


–Euh, oui …Zaackary ? Vous pensez que… ?


Elmut semblait bien loin du sang froid exceptionnel qu’il aimait se vanter, pire l’appréhension s’entendait dans ses mots.


L’eunuque interpellé rejoignait la petite troupe. Ses hanches se balançaient de gauche à droite à chaque pas donnant à sa démarche un mouvement chaloupée. Il tenait une petite ombrelle de soie blanche afin de le protéger de la pluie et, contrairement au couple de Bres et aux guides, un long sourire illuminait son visage.


–Que de rebondissements dans cette expédition. Voilà qu’après un combat à mort avec une bête sanguinaire, vous allez pouvoir exercer votre adresse et vos compétences de pisteur face à l’armée impériale, s’exclama t’il en s’approchant d'eux.


Les lèvres d’Elmut esquissèrent un bref sourire…un sourire crispé…



***********



Deux heures après, les speeders arrivèrent à destination. La place forte se dessinait devant eux et avec les réquisitionnaires des lieux : La 327ème compagnie.



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Maître de jeu



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 9:39

Quand le soldat Trimer avait décidé d'intégrer l'armée républicaine, il s'était vu glorieux, héroïque... A peine si dans ses rêves il n'avait pas gagné la guerre à lui seul. Mais la réalité était bien différente... Au lieu de gloire, il se retrouvait là, tremblant sous une pluie glaciale à attendre... Attendre quoi... La mort? La torture?

Plus le temps passait et plus l'angoisse nouait sa gorge. D'après les rapports , sa vie prendrait fin dans une douzaine d'heure ... Le nouveau commandant était un simple sergent... Il ne savait pourquoi, mais il avait confiance en lui, ainsi que dans ses camarades... Ces hommes étaient des guerriers... Des tueurs, alors que lui et les siens étaient au mieux des soldats de parade.

C'est en songeant à son propre manque de valeur qu'il aperçu un groupe s'approchant à allure forcée. C'est à ce moment la que Trimer comprit ce qu'était la peur.

-" Che..Che...Chef!! Ils arrivent !!" - Hurla t'il dans l'intercom

Instantanément, la première ligne de défense se mit en joue, prêt à ouvrir le feu. Mais alors que le groupe avançait vers eux, il apparaissait de plus en plus clairement qu'ils n'était en rien des militaires. Et entre l'air affolé du couple qui avançait et les fanfreluches du petit bonhomme, il était maintenant sur qu'ils ne venaient pas se battre. Doucement il porta la main à son oreille, réactivant l'intercom

-"Heu... chef Sturn... Fausse alerte... Mais... On a de la visite je crois... "
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Salao

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 10:40

Le hurlement du jeune soldat se fit entendre jusqu'à Salao. Celui ci, après avoir soupiré longuement, se déplaça jusqu'à la tour où était posté le vigile paniqué, monta à son sommet par grandes enjambées, et arriva en haut pile au moment où le troufion annonçait la fausse alerte. Il se dirigea vers lui en levant les yeux au ciel, et lui arracha les jumelles binoculaires des mains d'un geste rageur, afin de les appliquer sur les vitres teintées de son propre casque pour apercevoir la source de cette agitation décidément bien mal venue. Il procéda à quelques réglages sur les jumelles, zooma au maximum, et enfin put contempler la troupe qui s'approchait au loin. Un petit homme moustachu en dentelle et, visiblement, sa moitié insipide, à bord de speeders se dirigeaient vers le fort et la 327ème.

-Génial... des poupées de verre sur un champ de bataille.

Il recadra la vue vers la droite pour apercevoir une troisième personne digne d'attention dans le cortège, un homme... ou peut-être une femme, trop loin pour distinguer, dans des tissus criards et définitivement peu appropriés à une escarmouche dans la boue, semblait apprécier le voyage, calme et tranquille, au contraire des deux précieux à ses côtés visiblement paniqués par les événements. Il abaissa les binoculaires, et les plaqua contre le torse du jeune homme à ses côtés. Puis il activa son comlink intégré, sur la fréquence de son camarade, et dit d'une voix ironique, tout en restant lasse:

-Alek, maintenant tu vas endurer le combat le plus difficile d'un commandant. Bon courage, vieux.

Puis il fixa l'horizon, une minuscule tache fuschia tranchant avec le marron-gris ambiant. Le tableau était désormais complet, les deux types de personnes qui horripilait Salao plus que tout dans cette galaxie allaient se retrouver à la fois à l'extérieur et à l'intérieur des murailles. La journée serait effectivement horriblement longue.
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Alek Sturn

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 11:03

« Qu’est-ce qui se passe encore ? »

Je venais juste d’apprendre par un des gars du 327ème que l’un des murs Nord avait une faille et déjà on avait de la visite.
Tout en armant mon fusil blaster je courus vers l’entrée de la base pour voir se qui se tramé.
A peine arrivé, est déjà on m’annonce que c'était une fausse alerte.

« Bon au moins, ils sont vigilant, puis posant la main sur l’émetteur de mon casque je transmis, bien reçus soldat..Trimer, et pour votre bonne vue vous allez m’accompagner pour accueillir ces visiteurs. Et au faite, chef suffit amplement. ».

Sitôt à l’entrée, je vis au loin le petit groupe arrivé. C’était vraiment pas des soldats. Un couple aux apparences nobles suivis de serviteurs complètement perdu et …..et une espèce de folle !! Se trémoussant de droite à gauche.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » m’étonnais-je.

Avec mon 1m80, une armure d’artificier républicain avec des renforts aux épaules et aux genoux, mon casque à visière, le lance roquette accroché à mon paquetage et enfin mon cher fusil blaster équipé de son lance grenade, je pense faire mon petit effet à ce groupe de touriste.
Puis les mots de Moska me revinrent en tête. C’était peut être cet amis qu’il attendait ?

« Ce n’est même pas un homme… » citais-je avec un large sourire.

Je m’attendais vraiment pas à çà. Mais sa risqué d’être assez drôle au final.
Puis Salao m'envoya ses "encouragements", l'air amusé je lui transmis :

« On risque pas grand-chose avec eux, et puis au cas où , surveille mes arrières, ok ? »
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Valence



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 16:27



Les systèmes électroniques du courrier X9 de classe Coruscant bourdonnaient placidement, presque en rythme, berçant d'une mélodie étonnamment douce l'habitacle de la cabine de pilotage située à la proue du petit vaisseau. Le ciel diapré de l'hyperespace - cette dimension spatio temporelle insaisissable au sein de laquelle voyageaient vaisseaux spatiaux comme informations, et pourtant mortelle - s'étirait langoureusement à travers la verrière dont l'opacité avait été montée de moitié, afin de permettre à son seul occupant de se détendre pendant toute la durée du voyage.

Celui-ci reposait nonchalamment dans le siège de pilotage, un chapeau à large bord posé négligemment sur son visage. Ses frusques usuelles déteintes et élimées chatoyaient pourtant d'un éclat surnaturel, mélange exotique produit par la vindicte électrique du vortex hyperspatial ainsi que par le camaïeu monochrome des voyants et indicateurs virides, véronèse, et smaragdins. Sa lourde veste d'exploration reposait sur le siège voisin, tandis qu'il avait vraisemblablement retiré ses lourdes bottes dont la couleur d'origine avait depuis longtemps disparu. Tout un chapelet de divers colifichets parfois éclatants pendait du plafond, réfléchissant sporadiquement la lumière, et tintant paisiblement au gré des vibrations de l'hyperpropulseur qui ronronnait tranquillement à l'arrière du vaisseau. Complétait cette nature - presque - morte un paquet de cartes de sabacc reposant sur le tableau de bord.

Sans vraiment y prêter d'attention tandis qu'il fixait la carte du Satellite qu'il tenait dans la main, le doux carillon du système paralight signala au pilote que le vaisseau avait presque atteint sa destination. Une ébauche de sourire désabusé se dessina au coin des lèvres de Valence, alors qu'il repensait avec une pointe nostalgique à son ancien vaisseau, le Triangle, un modèle similaire à celui-ci. L'ancien vaisseau de son père, corrigea-t-il, puisqu'il le lui avait volé avant de s'échapper définitivement de chez lui. Mais la similarité entre les deux appareils s'arrêtait là. Alors que l'ancien aurait attiré des nuées de contrôleurs techniques à vingt parsecs à la ronde, celui-ci était un modèle d'entretien, d'améliorations high-tech, et de confort, malgré la vétusté du design, remontant à la Grande Guerre de la Sith. Le Cerberus constituait le seul héritage qui lui restait de son ancienne occupante Echani.

La vie ne s'était pas montrée particulièrement clémente avec lui au cours de la dernière année : embourbé jusqu'au cou dans une sombre affaire Sith ressurgie du passée, qui avait vu la mort de sa future moitié, puis lui avait récemment coûté sa sœur adoptive qui avait presque réussi à le remettre sur le droit chemin. Presque. Maintenant, il était parti à la recherche de chimères sur une planète improbable, car telle avait été la volonté de Sarah.

Il se demanda combien de temps encore ce cauchemar allait durer. Peut-être indéfiniment. Peut-être était-ce là son châtiment pour n'avoir pas été assez bon pour l'Ordre Jedi, pour n'avoir pu ressentir que des bribes insaisissables de pouvoir.

Un son strident le fit sursauter alors qu'il sentait le vaisseau se cabrer violemment sous lui. Ce bruit était anormal. La situation aussi.

Il se redressa sur son fauteuil capitonné alors que la grappe d'artefacts s'agitait furieusement au dessus de sa tête, tous ses sens en alerte, tendu comme un ressort. Plusieurs voyants lumineux venaient brusquement de revenir à la vie, et l'alarme de proximité s'affolait comme si elle avait détecté un trou noir. Devant lui, la colonne de lumière diaphane s'estompa et laissa place aux habituelles traînées d'étoiles, à mesure que la transition entre les deux dimensions s'opérait brutalement.

Un immense aplat gris s'étirait à travers la verrière, obstruant tout le reste.

"Vérole de Sith... Merde !"

L'immense masse de duracier occupa toute sa vision tandis qu'il s'échinait à braquer vers le haut. Puis il distingua à le nouveau vide cosmique et la rassurante présence étoilée. Juste sous son vaisseau se dressait l'immense masse d'un destroyer de combat Sith. L'intrus faisait manifestement partie de tout un groupe de vaisseaux de guerre, une véritable petite armada impériale occupée à bloquer les entrées hyperspatiales.

Il aurait pu tenter de couper les systèmes principaux du vaisseau et de rester en standby, avec l'espoir que la limitation d'émissions et de radiations électromagnétiques suffise à le tenir hors de leur capteurs. Mais c'était sans compter l'inévitable bang qu'avait produit l'énorme radiation de Cronau due à sa sortie de l'hyperespace, en particulier avec son motivateur hyperspatial boosté.

Dans tous les cas, je ne pourrais pas rester ici éternellement...

Les secondes parurent s'étirer douloureusement alors que le petit courrier filait en direction de la planète, rasant le fuselage édenté du croiseur Sith comme un parasite aquatique. Puis l'ennemi parut s'apercevoir de sa présence, et finit par réagir par la plus simple des méthodes : une quantité effroyable de décharges énergétiques bariolées entourèrent brièvement l'intrus. Celui-ci braqua et effectua plusieurs manœuvres évasives afin de ne pas finir pulvérisé comme un vulgaire mynock.

"Quelle poisse ! Mais qu'est-ce que ces connards foutent ici ?"

D'autres traînées mortelles le suivirent, et il sortit enfin de la proximité directe du vaisseau de guerre.

Autant pour les canons point-défense. Au tour des turbolasers longue portée, maintenant.

Ces derniers, conçus pour des affrontements capitaux, n'étaient pas d'un grand secours aux Sith. Mais ils n'en restaient pas moins dangereux dans de telles proportions.

Un coup au but et...

D'autres alarmes s'enclenchèrent. Le cerberus fut comme ballotté par une main géante. Les traits crispés et les mains agrippées aux commandes de son vaisseau, Valence jeta un œil au contrôle d'avaries, qui avait viré au jaune sur plusieurs parties critiques de l'hyperpropulseur. Puis, comme s'il avait fini d'hésiter, les zones en questions virèrent au cramoisi. Il pouvait presque imaginer le navordinateur sourire de sa déconfiture.

Vraiment hilarant, les mecs ! Vraiment !

Ses boucliers déflecteurs tenaient bon, ce qui était déjà bien. Abandonnant la trajectoire qui devait l'amener en périphérie du système, il imprima à son vaisseau un vecteur pointant vers la planète en contrebas.

De nouveaux indicateurs colorés s'égaillèrent sur la représentation holographique tri-dimensionnelle de ses senseurs locaux. Son rictus s'accentua, comme s'il avait avalé quelque chose de particulièrement amer. Plusieurs escadrons de chasseurs Sith s'étaient positionnés sur un plan légèrement incliné par rapport au sien, en aplomb de sa position, et fondaient sur lui sans prendre de gants.

Le X9-Croissant essuya plusieurs rafales à longue distance, faisant gaiment briller ses déflecteurs. Puis un long tremblement parcourut l'ensemble de la carlingue du vaisseau alors qu'il entamait son entrée dans l'atmosphère planétaire. Valence jeta un rapide coup d'œil aux données fournies par le navordinateur. L'air semblait épais et saturé d'humidité, et le bas de la troposphère totalement recouvert de nuages noirs et inquiétants.

C'est bien ma veine, tiens.

Plusieurs grappes de chasseurs aux trousses faisant feu de tous leurs canons, et lui tentant d'en éviter un maximum, il fit plonger le vaisseau en direction de la couche nuageuse. Les vibrations atteignirent un pic dangereux, et il crut même entendre divers ustensiles valdinguer à travers le petit salon du vaisseau. Alors qu'il redressait brusquement le manche, un fracas épouvantable accompagné d'un sifflement odieux assaillirent ses oreilles alors que ses déflecteurs ionisés et brûlants de l'entrée en atmosphère entraient en contact avec les volutes vaporeuses des nuages.

Pendant un instant, il ne put distinguer que ces bruits, comme suspendu entre deux mondes. Puis le vaisseau malmené émergea enfin de la couche nuageuse sous une averse diluvienne. Il croyait se rappeler que le climat de la planète ne laissait que rarement place à quelques éclaircies sporadiques, au mieux tous les mois, mais n'y prêta pas attention plus que nécessaire.

Le contentement qu'il ressentit en s'apercevant que ses poursuivants ne le suivaient plus fut doublé par une pointe d'intérêt alors qu'il croyait distinguer au sol en contrebas une longue traînée noire et presque vivante, qui s'étirait sur plusieurs centaines de mètres. Ses systèmes lui indiquèrent des centaines de formes de vies, et il comprit qu'il avait sous les yeux une force d'invasion. Ou du moins, une partie non négligeable. Il savait qu'il valait mieux faire profil bas, mais maintenant qu'il allait les survoler, et même couvert par le son assourdissant de la tempête, le fracas produit par ses moteurs en plus du bang supersonique devait déjà les avoir avertis.

Plus bas, il distingua deux carcasses de chasseurs Sith. Probablement deux de ses poursuivants ayant été suffisamment secoués par la tempête pour s'écraser. Il ne restait pas grand chose de leurs appareils, couverts de boue, dont les quelques flammes se tarissaient déjà.

Il sourit méchamment tout en déverrouillant ses systèmes de visée.

Cette fois-ci, vous avez dépassé les bornes, fils de murglaks.


***


Alors que la troupe était maintenant en vue du campement républicain, un hurlement strident monta crescendo et plusieurs hommes se retournèrent maladroitement, leurs pieds engluées dans la vase qui tapissait le sol à perte de vue. L'un des soldats pointa du doigt l'éclat métallique qui brilla un instant dans le ciel, et qui se transforma rapidement en météore hurlant. Il leur fallut un moment de plus pour comprendre qu'il s'agissait d'un vaisseau fondant sur leur position, suivi d'un énorme panache de fumée qui se dispersait rapidement sous les gouttes de pluie.

Plusieurs soldats hurlèrent des ordres et des directives, tandis que les artilleurs tentaient de faire manœuvrer les quelques blindés anti-aériens obsolètes qu'on avait daigné leur confier. Personne ne s'attendait réellement à voir une force aérienne républicaine s'en prendre à eux.

Les lasers surchargés mordirent en plein dans la colonne d'hommes et de véhicules alors que le X9-Croissant fusait au dessus d'eux sans daigner ralentir, suivi de quelques tirs de défense sporadiques.

A un autre bout de la colonne, plusieurs officiers hurlaient dans leurs comlinks afin d'obtenir des renforts.


***


Les canons lasers du vaisseau étaient efficaces, mais en rien conçus pour s'en prendre à des cibles au sol. Alors qu'il allait entamer une seconde passe et armer ses maigres réserves de torpilles à protons, Valence crut distinguer une silhouette dressée à l'autre bout de la plaine, et adossée à une colline montagneuse de bonne taille. Il reprit ses esprits, et hésita un instant.

Ce fut un instant de trop. Plusieurs groupes de chasseurs venaient de retrouver sa trace et se précipitaient vers lui de trois directions différentes.

Il était pris en tenaille.

Les mauvaises conditions les avait masqués jusqu'au dernier moment, et la pluie torrentielle gênait les mouvements de son vaisseau. Il n'eut que le temps d'écarquiller les yeux alors que plusieurs rafales le frappaient de plein fouet, anéantissant ce qui restait de ses boucliers : ils disparurent dans un magistral éclat carmin. Il se baissa instinctivement, les mains sur la tête, alors qu'une nuée d'étincelles fusait de toutes parts et qu'une épaisse fumée bleuâtre envahissait l'habitacle. Les moteurs émirent une longue plainte, et l'appareil partit en décrochage.


***


Un essaim d'acclamations vengeresses fusèrent dans l'atmosphère ionisée alors que de nouvelles rafales de vent balayaient les colonnes de fumée noire qui avaient coupé la colonne en deux. Les dégâts et pertes étaient négligeables, mais ce coup du sort était bien la dernière chose que le moral avait souhaité.

Au dessus d'eux, leur agresseur cabriolaient et semblait faire des pieds et des mains non seulement pour reprendre le contrôle de son engin, mais également pour sauver sa vie. De longues traînées de fumée dessinaient de longues courbes élégantes dans le ciel orageux, rapidement déformées par la pluie comme sur un tableau impressionniste. Si la situation n'avait pas été aussi dramatique, le ballet aérien qui se déroulait dans le ciel en aurait presque été majestueux.

Mais l'euphorie des soldats Sith ne fut que de courte durée. Les officiers furent prompts à rétablir l'ordre, et la colonne reprit imperturbablement sa marche laborieuse en direction de la seule chose qui les séparait de la victoire.


***


S'il y avait encore un voyant ou un indicateur silencieux dans le cockpit, c'était vraisemblablement celui du standby. Les alarmes hurlaient à l'unisson du Cerberus, qui volait maintenant comme un oiseau grièvement blessé, une horde de prédateurs aux trousses.

L'hyperopulseur était définitivement foutu, mais c'était maintenant le cadet de ses soucis. La moitié des systèmes étaient HS. C'était un miracle qu'il puisse encore contrôler le vaisseau.

Les traits figés en une grimace ultime de concentration, il estima la distance qu'il lui restait à parcourir vers ce qui semblait se confirmer comme un avant-post républicain. Et cette foutue distance était trop longue de plusieurs clics.

Le vaisseau fit une nouvelle embardée alors qu'il emmagasinait l'impact d'une rafale de tirs. Valence tira sur le manche pour sortir de ce nouvel enfer, mais il ne put sentir que la mollesse du manche, attestant de la mort de ses stabilisateurs verticaux. L'appareil tanguait vers la gauche, et il décida intuitivement de cesser de contrôler le roulis afin de partir en tonneau. Il rencontra une vague d'air ascendant qui lui fit remonter les tripes dans la gorge, et le vaisseau se retrouva en aplomb de ses poursuivants volant en rase mottes, comme il le faisait lui-même il y avait encore quelques secondes.

Il ne se fit pas prier. Il balança la plus grosse partie de son magasin de torpilles protoniques.

Son vaisseau était peut-être mal agile en atmosphère, mais c'était encore pire pour ces modèles Sith à panneaux solaires. Leur escadron de tête fut pris dans la déflagration et fut mis en déroute, trois d'entre eux vaporisés et plusieurs autres tentant de se poser en urgence.

Puis il perdit définitivement le contrôle de son vaisseau, ce qui lui sauva peut-être ironiquement la vie. Les deux escadrons restant fonçant à l'endroit exact auquel il se trouvait quelques instants plus tôt.

Et il fut en vue du fort. Alors qu'il était bien incapable de dire s'il allait survivre ou non à une telle expérience, sa seule alternative étant de maudire mille fois ce destin qui l'avait précipité en plein dans un blocus Sith, il trouva le temps d'observer d'un air détaché les fourmis qui s'agitaient dans l'avant-poste, et les quelques canons anti aériens tournant sur leurs bases hydrauliques afin de cibler les chasseurs ennemis.

Son vaisseau rasa le sol boueux et le percuta une première fois, rebondissant, et le sonnant suffisamment pour le faire lâcher les commandes, puis alla finalement s'écraser dans l'ombre du mur est, entre la falaise et la base.

Valence perdit définitivement connaissance.


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Zaackary Haje Lynch

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 18:29

Tel un oasis s’ouvrant devant les pas précipités du nomade assoiffé, la place forte se dévoilait à la vue des voyageurs. Des murs fissurés, une haute tour d’atterrissage s’érigeant avec peine d’un tas de débris, l’endroit semblait avoir souffert tant des intempéries que des âges.
Les soldats étaient en pleine réorganisation de ces ruines ; ci déplaçant les gravats pour former un rempart de fortune, là dégageant une zone ou encore répartissant des caisses de munitions bien maigres. Chacun connaissait son rôle et la fourmilière républicaine s’activait sans relâche.


Pourtant, l’arrivée nobiliaire et leur contingent d’autochtone leur fît lever l’œil de leur tâche respective. Parfois brièvement, le temps d’un sourire en voyant l’énergumène Lynch ou d’une boutade à l’attention d’un camarade de guerre ; parfois plus longuement, histoire de s’assurer de l’absence de danger de la part de la troupe itinérante ou pour garantir l’authenticité de ce qui se déroulait sous leur regard. Etait-ce une illusion où chimères et faux semblants auraient vêtus pour manteau un ensemble aux couleurs criardes ? Etait-ce la faucheuse qui, pour mettre leurs nerfs à rude épreuve et les prévenir de sa récolte imminente, se jouait d’eux ? Ou était ce simplement la réalité de la vie qui leur faisait croiser ce personnage étonnant ?


A la vue des soldats montant à leur rencontre, Elmut ne put réprimer un soupir d’angoisse : « Qu’allons-nous leur dire ? Et s’il s’avère qu’ils ne veulent pas de nous, qu’ils nous chassent du fort ? Et si… »


–J’apprécie votre sollicitude face aux pauvres choses que nous sommes votre charmante épouse et moi-même tout comme je salue votre jeu d’acteur,
lui répondit Zaackary, enthousiasme à souhait. Mais vous n’êtes pas obligé de simuler une panique pour nous montrer, par ce geste, qu’il n’y a pas de honte à éprouver un peu de peur parfois. Si vous le souhaitez, et afin de ne pas dévoiler à ces soldats votre promptitude au sang froid, je me fais garant de notre parole à tous. Si vous me le permettez ?



Elmut fixa son invité avec de grands yeux. Décidément, il ne saurait jamais si le fils Lynch se foutait de lui ou si sa sincérité était réelle. Aussi, dans le doute, se contenta-t-il d’un hochement de tête positif.


L’affaire étant entendu et une fois que le speeder s’était arrêter, l’eunuque descendit.


Telle une jeune mariée marchant solennellement vers l’autel où l’attendait son futur époux, il s’avançait tout sourire, rabattant sa capuche sur ses épaules et découvrant ainsi à l’assemblée guerrière une coupe de cheveux à la hauteur du personnage. Cuivré d’un côté, bronze de l’autre, les deux teintes se mêlaient avec une qualité d’orfèvre dans une masse capillaire portée en palmier au dessus du crâne. De longues mèches échappaient à la création et se partageaient l’arrière en offrant, dans l’ébène de leur couleur, protection à son cou.


Derrière lui, enfants de cœur suivant cette promise très particulière, ses compagnons d’infortune venaient, tête basse.


C’est alors qu’un vaisseau perça l’horizon, s’ouvrant un passage dans les cieux avant de percuter le sol, caillou en Duracier ricochant sur un sol trempé pour finir sa course dans un mur du fort.


–Décidément, cette aventure prend une tournure forte intéressante, s’extasia Zaackary.
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Keidan Diath

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 21:53

Sur les remparts sud du fort, se tenait sous une pluie battante le chevalier Jedi Guarg. Bras croisés, fixant l'horizon, il rabattit sa capuche sur sa tête et fronça les sourcils en repensant à la note que lui avait fait lire Alek.


Il faudra rester prudent...


Derrière lui, en contrebas des remparts, les soldats de la 327ème s'organisaient tant bien que mal à travers le tumulte qui régnait dans le fort.

Guarg pris le manche de son sabre à la main, et le fit tourner entre ses doigts.
En dessous de sa bure de Jedi traditionnelle, il arborait une armure qu'il ne revêtait que lorsqu'il le jugeait nécessaire, c'est à dire rarement.
Mais aujourd'hui, c'était différent. Ce sera sûrement la bataille la plus dangereuse à laquelle il n'aura jamais participée.


-" Che..Che...Chef!! Ils arrivent !!"


La voix d'un soldat visiblement paniqué provenant d'une des tours situées sur sa gauche l'alerta.
Le Jedi scruta l'horizon, mais ne vit rien. En regardant de nouveau vers la tour, il y vit Salao regardant au loin avec des binoculaires.
Lorsqu'il les abaissa, Guarg comprit qu'il s'agissait d'une fausse alerte. Cependant quelque chose semblait préoccuper Salao. Il prit son comlink et se renseigna.


Les voilà donc... Murmura t-il.



Il scrutait de ses yeux verts l'horizon, sans vraiment y prêter attention, lorsque soudain il aperçut un éclat lumineux à travers la couche de nuages au loin.
Avec la pluie qui tombait drue, cela devait surement être un éclair, mais quelque chose lui semblait anormal.
Quelque instant plus tard, il vit Alek se diriger vers les portes.

Soudain, un vaisseau traversa la couche de nuage, et plongea dans leur direction. Sa trajectoire n'était certainement pas volontaire, car l'instant d'après, il s'écrasa à terre et finit sa trajectoire le long du mur Est du fort alors que les canons antiaériens se déchainaient contre les poursuivants du malheureux vaisseau qui venait de s'échouer à leur porte.


Les ennemis de mes ennemies sont mes amis


Guarg activa son comlink et cria précipitemment à Salao pour couvrir le bruit des tirs des canons:


« -Nous devrions allez voir si il reste des survivants à bord de l'épave pendant qu'il en est encore temps! »
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Tavkin

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 22:46

- hé galère de *** ! pourquoi le soi-disant "chef" m'ordonne de faire encore son inventaire ... pfff et en plus cette maudite planète qui arrête pas de pleuvoir ! et c'est c*** de troufions qu'on jamais vu de champ de bataille et qui crie à la moindre occasion ! rah non terminé, après ça je prends ma retraite, c'est fini !

Tavkin continua ainsi de râlé sur tout se qui lui passa par la tête. Néanmoins il continua de compté les grenades, les blasters et les packs de munitions. Les communications faisaient rapport d'un véhicule civil ce dirigeant vers le fort ainsi qu'un vaisseau qui s'était écrasé pas loin.

- bah j'espère qui nous f'ront pas c*** ces civils ... mais au fait pourquoi il m'avait engueulé eu'l Chef ? A oui j'avais trainé, pff normal j'essayais de pas me salir ma belle armure toute neuve.

Le soldat continua de parler tout seul, en passant ensuite aux rations de survie et autres nourritures. Il se demanda se qu'avais derrière la tête le maitre jedi pour vouloir sortir ainsi à la recherche de survivant, il y a déjà bien trop de bouche à nourrir. En plus ça veux dire que des soldats vont devoir quitté leur poste pour exploré. Quelque chose fit Tilt dans la tête de Tavkin, "mais bien sur je pourrai ainsi abandonné son inventaire".

Il actionna son comlink est dit :


- Si tu as besoin, Chef Sturn, je peux aller jeter un oeil.
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Salao

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Dim 31 Oct - 22:52

Salao reçut l'appel de son collègue jedi du haut de la tour d'observation. Il enchaîna, sa fréquence réglée sur celle de Tavkin:

-T'occupes, continue à préparer les défenses. J'y vais.

Son regard se porta alors sur le jeune trouillard, quelque peu dépassé par les événements, qui semblait se demander si c'était bien lui que le trooper regardait. C'était limite s'il ne se retournait pas vers une personne invisible derrière lui. La voix rauque, accentuée par l'accent électronique du casque du soldat, lui annonça:

-Toi, viens avec moi.

-M..moi ?

-Qui d'autre, imbécile ?!

Le jeunot se redressa d'un air parfaitement stupide dans un "A vos ordres !" peu assuré. Les deux hommes descendirent les escaliers rugueux de la tour en piteux état, et entreprirent une marche forcée vers le mur est. Salao adressa un signe de tête au chevalier jedi, son ami, avant de passer devant la délégation farfelue, trônant au milieu de la cour du fort, telle un paon au milieu d'une meute de chien. Le regard insistant du trentenaire s'attarda encore une fois sur l'homme à la parure fuschia. Celui ci arborait un léger sourire, rehaussant ses traits déjà très efféminés par ses artifices cosmétiques et sa coiffure digne d'un ballet Naboo. Le raffinement incarné, les pieds dans la merde. "J'en ai vu des mecs bizarres dans ma vie, mais lui il est dans le top 10...", se surprit à penser notre combattant, alors qu'il continuait à avancer vers le rempart d'où s'élevait une fumée noire, attirant l'attention du personnel du fort.

Il entendit des hurlements, surement ceux d'Alek, encourageant vivement les défenseurs à reprendre le travail, tandis qu'autour de lui les hommes et les femmes présents sortaient au fur et à mesure de la curiosité amenée par la troupe haute en couleur, toujours en attente d'un accueil qui tardait à venir, et le récent choc du crash. Il finit par sortir de la place forte afin d'en contourner les murs, se rapprochant de l'épave fumante. A bonne distance, il murmura à son coéquipier de fortune:

-Tu m'couvres, ok ?

Ce dernier répondit d'un hochement de la tête et raffermit la prise sur son arme, avançant quelques mètres derrière Salao, lui même sur ses gardes. Le vaisseau, du moins ce qu'il en restait, ne semblait pas d'appartenance impériale ; ce qui n'était pas une raison de se relâcher. Plusieurs fois, Salao avait affronté des chasseurs de primes à la botte de l'ennemi, ou des rapports en faisant mention. Il s'approcha du cockpit, dont le vitrage était brisé, à même la pierre dure de la muraille. Pointant son arme vers l'intérieur de la cabine, il plissa les yeux afin de voir à travers les volutes de fumée noirâtre s'échappant des tableaux de bords, pour discerner le corps inanimé d'un seul homme, le visage et la tête couverts d'un mince filet de sang. A coups de crosses, il agrandit l'ouverture dans le verre renforcé, et plongea dans la cabine de pilotage. Son premier réflexe fut de prendre le pouls et la respiration du survivant éventuel, et d'examiner sa blessure. Il vivait, c'était déjà ça.

Il fit un rapide tour du vaisseau, afin de compter d'autres rescapés ou cadavres, et s'aperçut rapidement de la solitude du téméraire pilote. Il retourna donc dans le cockpit, rangea son arme dans son dos, et prit sur son épaule l'homme inanimé. Une fois sa tête sortit de l'antre fumeux, il cria:

-RAS ! Viens m'filer un coup d'main, on a un miraculé !

Les deux soldats s'affairèrent à porter le corps jusqu'au camp, et l'allongèrent dans un des bâtiments, au sec, tandis que l'infirmier de la 327ème était déjà en train de l'examiner. Salao fit poster un garde en assistance du médic, pour éviter toute mauvaise surprise, et partit rendre compte à son supérieur journalier, qui apparemment s'apprêtait à engager la causette avec les aristos fraîchement débarqués. En chemin, il contacta de nouveau Tavkin:


-Tav', tu peux aller jeter un coup d'oeil à l'épave ? Elle est OK, regardes si tu peux tirer quelque chose de l'ordinateur de bord.


Dernière édition par Salao le Lun 1 Nov - 9:03, édité 2 fois
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Xeneus

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 7:24

Que maudite soit cette planète !

Xeneus sentait cette pensée l’étouffer tandis qu’il trébuchait à nouveau dans les marécages de Jabiim. Son armure lui pesait et malgré son entrainement et sa condition physique supérieure, chaque pas était une épreuve dans cet enfer vert. Bien sûr, comme tout habitant d’Agamar, Xeneus connaissait les climats pluvieux et humides qui caractérisaient de temps en temps sa planète forestière. Mais aucune comparaison n’était possible avec Jabiim. Il se prit à souhaiter l’espace d’un instant que les Sith transforment un jour cette planète pluvieuse en une planète désertique et désolée, par simple caprice.

A ses côtés, les soldats impériaux étaient silencieux, chaque iota de force restant était destiné à poser un pied devant l’autre car l’armure et le matériel de ces hommes impliquaient qu’ils se noieraient rapidement s’ils venaient à tomber dans les marais. Et Dark Thravis avait donné comme consigne d’avancer à tout prix et de laisser les trainards sur le côté.

L’Archonte avait été dépêché sur cette planète sur ordre exprès de son Maître, Dorsi, face à l’incompétence de Thravis à anéantir les troupes républicaines qui se repliaient. Il était venu accompagné de Zehir, son ami et le second des Gardiens de l’Ordre noir, leur milice au service de l’Empire Sith. Xeneus avait pensé à prendre les choses personnellement en main et exécuter Thravis, mais Zehir avait recommandé la prudence et la patience. Au cas où les choses tournaient mal, Thravis prendrait le blâme et les deux Maîtres de l’Ordre noir auraient les mains libres pour poursuivre le combat.

Xeneus avait compris que Thravis asseyait son autorité sur la violence et non sur sa compétence en tant que leader de la force de frappe Eclipse. Ce genre d’attitude paraissait inconcevable à Xeneus qui prônait la sélection des meilleurs en permanence. Il avait acquis depuis longtemps la certitude que les Sith se trompaient en considérant la violence comme une marque de volonté : la violence n’était qu’un outil parmi d’autres et engendrait souvent plus de dégâts qu’elle n’en résolvait. Pour l’Archonte, les mérites personnels et le charisme étaient bien plus importants pour asseoir son autorité.

Un soldat impérial trébucha et tomba devant Xeneus. Le Guerrier Sith tendit immédiatement la main au soldat qui se débattait pour se relever, écrasé par le poids d’une arme qui faisait presque sa taille. Le soldat s’appuya sur le bras de l’Archonte et se releva, avant de s’incliner respectueusement devant lui et de s’écarter pour le laisser passer devant. Mais un officier de Thravis qui avait observé la scène se tourna rapidement vers Xeneus et lui dit à voix basse, avec un mépris qu’il ne cachait pas :

« Le seigneur Thravis a ordonné de laisser les incapables à la traîne, monseigneur. Nous aurons besoin de votre force sur le champ de bataille : ne la gaspillez pas à aider les défaillants. »

Xeneus sentit la colère monter et parla d’une voix sèche :

« Thravis n’est qu’un idiot et vous aussi si vous continuez à suivre ses ordres aveuglément. Cet homme porte une arme lourde antichar dont nous aurons besoin pour le cas où les républicains auraient décidé de livrer bataille sur ce monde : le sauver n’est pas un acte de pitié, mais une nécessité. A présent, reprenez votre place et priez pour que je sois aussi clément avec vous ! »

L’officier impérial ne demanda pas son reste et s’inclina brièvement avant de reprendre la marche avec son peloton. Xeneus auraient échangé volontiers la grosse centaine hommes sous ses ordres contre une vingtaine de ses Gardiens : au moins ses hommes auraient compris qu’il était inutile d’aller vite et qu’il valait mieux créer une nasse pour encercler les républicains dans ces marais. Mais les nécessités de la mission et son absence d’autorité officielle faisaient qu’il allait devoir se contenter de ces hommes et des ordres stupides de Thravis. A lui de motiver suffisamment ses troupes pour qu’elles se surpassent…

***

Les troupes impériales avançaient depuis des heures et le dernier rapport des éclaireurs signalait une petite pace forte déserte que les républicains étaient en train de réarmer, ce qui ruinait les prévisions de Xeneus de procéder à un encerclement. Dark Tharsis gesticulait du haut d’un imposant transport de troupes, vociférant et insultant ses hommes pour qu’ils accélèrent la cadence. Xeneus enrageait de devoir tenir sa langue encore quelques temps. Il était évident que les forces impériales ne devaient pas arriver épuisées devant les défenses même sommaires de la République, car tout assaut lancé dans ces conditions se solderait par une boucherie abominable.

L’Archonte avait passé de longues heures à étudier les tactiques de la République du début de la guerre et il s’était rendu compte que les forces de la République étaient la plupart du temps capables de contenir des assaillants plusieurs fois supérieurs en nombre lorsque le désespoir les guidait. Il ne faisait pas de doute que les républicains défendraient leur maigre redoute avec la même tactique que les défenseurs de Bothawui… et que cet incapable de Thravis, aveuglé par sa rage, commettrait les mêmes erreurs que le Grand Moff Zelos en son temps.

Le hurlement déchirant d’un appareil entrant dans l’atmosphère à grande vitesse tira Xeneus de ses pensées : un appareil républicain plongeait droit sur eux et crachait ses lasers sur la colonne de l’Empire !

Xeneus se jeta sur le côté alors que la rafale passait dangereusement près de lui, dans un tonnerre assourdissant. « Soldats, préparez les défenses anti aériennes ! Lancez un tir de couverture pour détourner l’attention de ce chien et protégez les droïdes de combat lourds ! », hurla l’Archonte dans la panique qui suivit l’intervention de cet gêneur imprévu.

Mais avant même que les impériaux ne se ressaisissent, des chasseurs détachés des croiseurs de combat Sith plongèrent à la suite du courrier républicain et détruisirent ses boucliers en peu de temps. L’appareil décrocha, tandis qu’un panache de fumée s’échappait de ses moteurs à l’agonie. Il plongea vers le sol, une meute de chasseurs impériaux collés aux fesses, avant de disparaître dans le lointain.

En tout et pour tout, l’attaque avait duré une minute.

« Tout le monde debout », ordonna Thravis, « la place forte n’est plus loin, maintenant. Il nous faut y être dans moins d’une demi journée ! »

Et la colonne s’ébranla à nouveau.
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Maître de jeu



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 10:42

Petit à petit, l'avant garde impériale avançaient, progressant difficilement à travers les marais. Mais sous l'insistance de Thravis, du temps était grappillé... Minute après minute, et seulement huit heures les séparaient maintenant de l'avant poste. Huit heures avant que cinq cents hommes ne déferlent sur le petit retranchement républicain.

Mais à une centaine de kilomètre de cette enclave, un espoir naquit, quand ce qu'il restait de l'ensemble des troupes extérieures de la 327ème se regroupait. Sous le commandement du lieutenant Dheras, 230 soldats préparait leur départ en direction de l'avant poste. Les estimations , pour une fois, étaient en leur faveur, et le technicien en chef était certain que dans deux heures, les trois transports atterriraient à l'abri des murs d'enceinte.


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Alek Sturn

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 11:01

« Mais dans quoi on c'est mis encore !»

Un vaisseau a failli faire voler en éclat notre fort, c'était vraiment passé à un cheveu.
Les médics s’occupaient du pilote blessé, sa présence était assez surprenante mais non inutile, tandis que le groupe de ‘visiteurs’ avez eu leurs consignes.

« Faites comme vous voulez ou vous nous aidez ou vous restez planqués le temps que les transports arrivent ! » leur avais-je dis.

Après tous ce n’étaient que des civils, mais ils pouvaient être tous de même utile, s’ils le voulaient.
Salao avait envoyé Tavkin regarder dans l’épave ce qu’il y avait d’intéressant, mais n’avais toujours pas fais son rapport :

« J’espère qu’il vas pas causer trop de problèmes cette fois .» me dis-je tout en serrant le poing.

Il y avait bien une chose que je ne supportait pas chez certains soldats, c’est leurs problèmes avec l’autorité et Tavkin était un GROS problème. Plusieurs fois dans le passé, il avait passé des moments aux corvées ou la tête contre le sol pour avoir fais preuve d’insubordination, nous sommes des soldats ! On obéis aux ordres, c’est pas en faisant sa tête de c** qu’on gagne une guerre.
Tout en sortant du centre de commandement je distribuais mes derniers ordres quant aux préparatifs ‘d’accueil’ pour les impériaux.
Avec un large sourire, je pensais déjà à la suite des événements.
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Valence



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 11:34

Un maelström d'images tournoyait dans le vent sans qu'il ne puisse en fixer aucune d'entre elles. Toutes étaient flous et indistinctes, comme si sa mémoire était aussi défaillante qu'un droïde dont le motivateur avait été trop souvent reprogrammé.

L'une d'entre elles s'imposa à lui. Il se déplaçait mollement le long d'un viaduc immaculé dont il ne voyait pas la fin. Le ciel était uniforme, mais d'une vilaine couleur sapin, tirant sur le noir. Des pensées sans queue ni tête surgissaient à leur bon vouloir dans son esprit.

Tu sais que tu montes les marches du paradis.

Il avait plutôt l'impression de descendre aux enfers, quels qu'ils soient.

Au bout du chemin se tenait une frêle silhouette en contrejour. Chose qu'il trouva particulièrement étrange étant donné l'éclairage surnaturel de la scène, sans compter l'absence complète d'ombres qu'elle dégageait. Il tenta de se rapprocher, afin de pouvoir la distinguer, mais ne put en capter que des détails extérieurs, ainsi que sa silhouette. Des cheveux mi-longs, couleur corbeau. De lourds vêtements.

Le ciel vira au magenta, et le silence qui accompagna le craquement du pont fut pour lui comme un véritable coup de tonnerre. Il voulu encore se rapprocher, mais il ne put qu'assister, impuissant, à la chute de l'autre partie du pont, sur lequel elle se tenait.

Valence ouvrit les yeux, la respiration saccadée.

Il grimaça alors qu'une multitude de douleurs se réveillaient dans plusieurs de ses membres, qui semblaient manifester leur mécontentement. Il resta un moment allongé, rassemblant ses esprits, et finit par se remémorer les évènements qui l'avaient conduit ici.

Le vaisseau... !

Il se redressa d'un bon, jeta un œil suspicieux autour de lui. Il put distinguer plusieurs équipements de fortune, vraisemblablement médicaux. La pièce n'était pas vaste, mais pouvait faire office d'infirmerie de bric et de broc. Ou bien, d'hôpital de campagne...

Qui m'a amené ici ?

Personne ne semblait présent, à l'exception d'un bout de l'armure d'un soldat de la République, visible à l'extérieur.

République. Cool, ça aurait pu être pire.

Il oubliait encore une fois que le mandat d'arrêt à son encontre avait été annulé récemment. Grâce à sa sœur. Qui l'eut crû...

Je crois que la Force recommence à se foutre de moi. Ca te fait marrer, espèce de sadique ?

Il secoua la tête. Ses deux blasters semblaient tranquillement à leur place. Sa lourde veste était couverte de boue à moitié séchée et lui avait été retirée. Par un médic ou bien par le crash, il n'aurait su le dire.

Il décida de se lever, et sauta sur ses pieds, vacillant, avant de se redresser au bas du matelas posé sur un container qui lui avait servi de lit improvisé.

Alors qu'il émergeait de l'infirmerie, le trooper posté à l'entrée le menaça de son arme, apparemment incertain de la conduite à adopter. Valence leva instinctivement les mains, l'air le plus innocent qu'il put se donner. Puis, alors que le soldat ne semblait pas plus avancé, il haussa les épaules.

"Vous devenez vraiment paranos, vous autres soldats." Il se gratta la tête machinalement. "Je veux dire, il faut que j'aille heu..." Il porta l'index à sa bouche, l'air de réfléchir. "... par la bas. 'Suivez la fumée si vous cherchez les emmerdes'. Je ne sais plus qui a dit ça, mais cet imbécile ne savait visiblement pas ce qu'il disait. Je crois qu'il est mort étouffé à cause d'une fuite de gaz tibanna. Drôlement ironique."

Le soldat ne semblait toujours pas satisfait.

Valence le regarda dans les yeux. Enfin, dans la visière, se corrigea-t-il. Rien n'était plus pareil depuis que la République avait adopté ces armures lourdes nouvelle génération. On ne pouvait plus regarder les gars dans les yeux. Ce qui était sensiblement pénible, étant donné que la réciproque n'était pas vraie. Quelque fois, il aurait préféré vivre quelques siècles plus tôt, par exemple après la purge Jedi ayant suivi la défaite de Malak.

"Et bien quoi ? Ma tête te revient pas ? J'ai l'air d'un Sith ? Désolé de te décevoir, mais en général, ils sont plutôt laids. Vraiment."

Il commençait à s'impatienter. Il devait à tout prix retourner à son vaisseau, faire un état des lieux, savoir ce qui était encore fonctionnel et s'il pouvait encore décoller, ou pas, dans quel cas il devait voir ce qui était récupérable.

"Ne me dis pas que... Tu veux ta part de crédits avant de me laisser tranquille, c'est ça ? J'aurais jamais pensé retrouver les petits vices du fonctionnaire moyen sur un champ de bataille avec de vrais soldats. On m'a dit que vous étiez des durs, pas des escrocs."

Le trooper sembla modérément apprécier la remarque, et s'avança d'un air menaçant vers lui. Valence haussa les sourcils, commençant à se demander s'il avait touché une corde sensible ou s'il avait simplement asticoté un peu trop loin le code d'honneur du type.

Puis il lui sembla se remémorer quelque chose de crucial. Il fronça les sourcils, se mordant la langue tout en tâchant de mettre le doigt sur ce qui le dérangeait.

"Ah ! Oui", lâcha-t-il d'un air hautement satisfait. "Je ne sais pas si c'est normal, mais il y a toute une armada de croiseurs Sith qui venait d'émerger au même point d'entrée hyperspatiale lorsque je suis arrivé. C'est comme ça que je me suis retrouvé avec plus de six escadrons de chasseurs aux fesses. Il y avait aussi une colonne de l'armée impériale se dirigeant vers ce fort. Une centaine, deux, tout au plus. Rien de trop méchant. Mais loin derrière, j'ai cru apercevoir apercevoir une force beaucoup plus importante. Si vous le souhaitez, et si le navordinateur de mon appareil est encore fonctionnel, je peux vous extraire mes derniers enregistrements de vol. Vous aurez besoin de moi, parce que l'ancienne proprio de ce vaisseau était au moins aussi parano que vous et a installé toute une série d'algorithmes de cryptage et de verrouillage un peu partout. Sinon, en y repensant, je ne sais pas trop pourquoi ils comptent vous attaquer au sol - je ne suis pas général - mais ils ont là haut largement de quoi vous vitrifier en moins d'une minute. Alors si vous avez un moyen de foutre le camp d'ici, vous ne devriez pas traîner avant qu'ils ne décident que vous ne valez pas l'effort qu'ils se donnent en ce moment."

Quelque part au fond de lui, il se sentit coupable d'abandonner sa mission, et potentiellement la laisser à la merci des Sith, si elle était bien venue ici. Mais il devait avant tout songer à sauver sa propre vie, avant de pouvoir penser à autre chose. Une fois mort, il ne serait plus bon à rien.


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Maître de jeu



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 12:38

Après le départ d'Alek Sturn, deux militaires accompagnèrent le groupe de chasseur à l'interieur de la batisse. L'un d'eux s'approcha du gros bonhomme si extravagant , le regardant de haut en bas

-" Heuu... Dites moi... Vous faites quoi ici..."

En voyant cette "diva", le caporal ne comprenait absolument pas la raison de sa présence ici.

Peu de temps après, à l'extérieur de l'infirmerie, le soldat en faction se retrouvait confronté au pilote qui s'était écrasé un peu plus tôt.

-"Je ne sais pas si c'est normal, mais il y a toute une armada de croiseurs Sith qui venait d'émerger au même point d'entrée hyperspatiale lorsque je suis arrivé. C'est comme ça que je me suis retrouvé avec plus de six escadrons de chasseurs aux fesses. Il y avait aussi une colonne de l'armée impériale se dirigeant vers ce fort. Une centaine, deux, tout au plus. Rien de trop méchant. Mais loin derrière, j'ai cru apercevoir apercevoir une force beaucoup plus importante. Si vous le souhaitez, et si le navordinateur de mon appareil est encore fonctionnel, je peux vous extraire mes derniers enregistrements de vol. Vous aurez besoin de moi, parce que l'ancienne proprio de ce vaisseau était au moins aussi parano que vous et a installé toute une série d'algorithmes de cryptage et de verrouillage un peu partout. Sinon, en y repensant, je ne sais pas trop pourquoi ils comptent vous attaquer au sol - je ne suis pas général - mais ils ont là haut largement de quoi vous vitrifier en moins d'une minute. Alors si vous avez un moyen de foutre le camp d'ici, vous ne devriez pas traîner avant qu'ils ne décident que vous ne valez pas l'effort qu'ils se donnent en ce moment."

D'un geste de la main, le soldat lui dit signe de se calmer. Visiblement, l'homme parlait trop pour lui.

-" How how... C'est bon là... On se tait... Voyez ça avec les chefs, moi, je prend pas cette décision."


Gardant l'homme en joue avec son arme, il se libéra une main pour activer son intercom.

-" J'ai besoin de quelqu'un à l'infirmerie... Le pilote veut retourner à son vaisseau. Quels sont les ordres? "
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Alek Sturn

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 13:02

Je réceptionnas l’appel :

« J’arrive soldat ! »

Sitôt arrivé, le soldat de faction m’informa que le pilote pouvait nous être utile, il aurait des infos sur l’armée ennemie enregistrée dans son vaisseau.

« Ma foi toute aide est bonne à prendre, attendez quelques instants, puis tout en me retournant j’ouvris une communication, Tavkin si tu es au vaisseau laisse tomber, le pilote vas lui-même nous donner les infos enregistrées dans son vaisseau, je veux pas prendre le risque de perdre des données vitales. Bien reçus ?»

Sans même attendre de réponse, je me retourna vers le pilote et lui tendit la main :

« Nous n’avons pas fait les présentations, je suis Alek Sturn le responsable de tout ce petit monde, mais appelé moi Alek, et vous êtes ? Sa coûte rien d’être polie avant d’aller à votre vaisseau, n’est-ce pas ? » dis-je avec un grand sourire, toujours dissimulé sous mon casque mais il devait s’entendre celui là.
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Valence



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 13:36

Il observa un instant le nouveau venu. L'armure de celui-ci était crottée et semblait avoir vu de meilleurs jours. Il n'était pas soldat, mais il imaginait aisément qu'il s'agissait d'un vet, et que les vets se comptaient sur les doigts de la main dans cette base.

Alors que le trooper s'avançait sous la tonnelle marquant l'entrée de l'infirmerie et la démarcation intrinsèque entre averse boueuse, et intérieur plus ou moins sec, il l'écouta se présenter.

Se frottant ses cheveux encore humides, il répondit : "Vous êtes plus loquace que votre copain. Un moment, j'ai cru que c'était un droïde", ajouta-t-il en mimant le volume d'un casque sur sa propre tête. Puis il se remémora ses priorités alors qu'un sourire éclatant se dessinait sur ses lèvres. "Ah oui. Valence. Mais vous pouvez m'appeler Valence. Vous n'imaginez pas à quel point je suis content d'être ici...... On y va ?"
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Tavkin

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 13:52

Comme à son habitude, Tavkin ronchonnait. L'ex commandant Salao lui avait dit de resté là et qu'il s'en occupait. "Toujours les mêmes qui s'amusent ..."pensa le jeune soldat. Il pris un instant de pose sous les regards intenses de certains soldats de la 327ème.

Quelques minutes après, une voie retentit dans son oreillette, celle de Salao, lui disant de venir que tout était dégagé.


- Ah ! enfin ! pas trop tôt. dit-il en sortant sous la pluie. Arf, j'avais oublié cette maudite pluie, bon en fait je vais pas y aller ... boarf j'en ai vu des pires.

Il parti en trottant, évitant le plus possible de se salir, vers les coordonnées de la navette. Après 3 minutes à courir dehors vers la fumée visible à des kilomètres, Tavkin arriva près du cratère qu'avait formé le vaisseau.

- Pouah, le bordel ! Il a appris à piloté où c'lui là ...

Le vaisseau était dans un très sale état, une ou deux partie de la coque c'était détaché. Quand le soldat pénétra à l'intérieur, il pus voir que c'était encore pire. Des tuyaux percés, la coque éventré, le seul endroit qui était a peu près intact c'était le cockpit.

Tavkin sortait son matériel pour analyser le navordi quand il reçus une transmission :

- Tavkin si tu es au vaisseau laisse tomber, le pilote vas lui-même nous donner les infos enregistrées dans son vaisseau, je veux pas prendre le risque de perdre des données vitales. Bien reçus ?

L'intéressé n'en revenait pas de ses oreilles.


- Bon donc on m'envoie ici et au final quand j'arrive on me dit de pas touché, pffff je sais ce que je fais quand même.

Il arpenta le vaisseau attendant son "Chef" et le fameux pilote. Il put voir de nombreuses traces d'amélioration en technologie dernier cri, ce qui le fascina aussi c'est le moteur, qu'il ne connaissait absolument pas. Fouillant autour pour trouver un terminal il dit :


- C'est du matos de pro ça, mais sans alim et une barre en travers ça m'étonnerai qu'il redémarre.
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Alek Sturn

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 13:59

« On est partis. Suis-moi je pense pas que tu te rappel où tu as atterri hein ? »dis-je à Valence.

Et je l’emmena à son vaisseau….ou ce qu’il en restait, j’avais pas pu constater les dégâts mais il était pas près de décoller tout de suite.
J’espère que Tavkin ne vas pas faire des siennes lorsque nous arriveront, se serais vraiment pas le moment.
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Valence



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Lun 1 Nov - 22:04

Malgré le soudain tutoiement de la part du soldat, ayant toujours eu l'impression qu'on s'adressait à lui comme à un gamin, Valence le suivit docilement. Le panache de fumée dégagé par l'appareil s'était presque tari.

Ils sortirent du camp et longèrent le mur fortifié faisant face à l'Est, se dirigeant vers la longue traînée boueuse balafrant la terre sur plus de trois-cent mètres. A l'extrémité de celle-ci se tenait son vaisseau, le nez quasiment enfoui dans une butte de terre meuble. En voyant l'état du Cerberus, le jeune homme eut un pincement au cœur. Il fut surpris d'en avoir les yeux humides. Il n'avait jamais imaginé à quel point ce transport revêtait un lien émotionnel pour lui. Il représentait tout ce qu'il restait de plusieurs personnes qu'il considérait comme les plus proches. Ce qui n'était pas rien.

Ma belle, tu as vraiment intérêt à ne pas me lâcher. Pas après tout ça.

Il s'aperçut que le trooper Alek Sturm l'observait : il s'était arrêté sans y prêter attention. Ainsi, il reprit sa marche en secouant la tête et en esquissant un sourire, et se dirigea presque gaiment, quoique maladroitement, vers l'appareil échoué.

La rampe d'accès principale était inaccessible, vu que le ventre de l'appareil reposait dans la boue. S'insérant à l'intérieur par le sas externe placé sur l'aile principale, qui avait été sérieusement défoncée sur son bord inférieur lors de l'impact, il émergea dans le petit salon après avoir passé la soute réduite du vaisseau. Il secoua ses cheveux trempés de pluie.

Il trouva le dénommé Tavkin dans le poste de pilotage, affairé autour du navordinateur, qu'il avait remis sous tension. Valence grimaça en prenant conscience des dégâts qu'avait subi le vaisseau, puis s'approcha du terminal.

Il savait qu'ils ne devaient pas perdre de temps, se remémorant la colonne Sith se dirigeant vers eux, ainsi que la vision cauchemardesque des destroyers présents en orbite. Il ne savait pas exactement quelle était la situation galactique, mais cet assaut ne présageait rien de bon pour le Traité de Paix.

Pourquoi est-ce que m'arrive à moi... ?

Faisant signe au soldat de se pousser, il se laissa tomber sur la chaise tordue et couverte de boue séchée et entra ses codes de déverrouillage ainsi que son empreinte ADN. Le vaisseau sembla frémir, tenter de se réveiller, puis les ronronnements retombèrent dans les graves avant de cesser. Il cogna plusieurs fois de suite sur les différents systèmes, cherchant à dévier suffisamment de puissance de systèmes HS vers ceux qui l'intéressaient, mais sans succès.

"Nom d'un murglak !" ragea-t-il, en gratifiant d'un dernier coup de poing le tableau de contrôle.

Il se leva et prit la direction de la soute, où il accéda rapidement au cœur énergétique du vaisseau. Il court-circuita manuellement les systèmes inutiles ou hors service tout en attribuant le plus de puissance possible aux systèmes de survie et informatiques.

Le Cerberus poussa une plainte allant dans les aigus, comme s'il rechignait à revenir à la vie.

Valence jubila intérieurement.

Si Sarande voyait dans quel état j'ai mis son vaisseau, même un trou noir ne pourrait pas la retenir...

"C'est bon !" cria-t-il, avant de reprendre la direction du cockpit. Le reste ne lui prit pas plus de quelques minutes. Il s'empara du datapad du soldat et y téléchargea les derniers enregistrements, puis coupa finalement le navordinateur. "Mieux vaut ne plus y toucher. La pauvre n'a plus beaucoup d'énergie, et les dérivations de fortune que j'ai faites se passeront d'un surplus de stress."
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Tavkin

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Mar 2 Nov - 21:16

Alors que le soldat voyait le pilote tripoter son tableau de commande et lui administrer quelques claques, Tavkin se dit que lui aussi aurai pu faire son travail. Enfin il finit pas prendre des mains son datapad pour télécharger les données et lui rendit sitôt fait. Le jeune homme lu rapidement, puis dit :

- Pouah, si vous voulez tous lire "Chef Sturn" vous ne pourrez rien en tirer. Il n'y a pas de repère précis sur les dates et ne parlons pas des lieux. C'est à moitié vide ...

Tavkin continua de lire les notes. Il releva les yeux et fixa le contrebandier

- Hum ... m'inspire pas confiance quand même ce type. M'enfin les ennemis de mes ennemis sont mes amis dit-on.

Il tendit ensuite la tablette à son commandant pour qu'il puisse lire de lui même les données.


Dernière édition par Tavkin le Mer 3 Nov - 15:59, édité 1 fois
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Zaackary Haje Lynch

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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Mar 2 Nov - 22:26

Le crash du vaisseau, oiseau d’acier tué en plein vol, avait permis au petit groupe d’éviter tout questionnement conséquent. Du moins jusqu’à ce qu’un garde ne pose une question pleine de bon sens : “Heu…Dites…Vous faites quoi ici ?“


Les yeux de biche allongés d’eye liner émeraude fixèrent le soldat et, entre deux battements de cils, l’eunuque répondit d’une voix fluette : “O, Gardien de la République, quelle pertinence dans ces propos. Votre lucidité émanant de votre question ne font aucun doute quant à vos aptitudes d’analyses et d’adaptation “, commença t’il devant le regard hagard de ses compagnons.


Le couple de Bres se tenait l’un à l’autre et ressemblait à deux chiens que l’on venait de rosser. La moustache d’Elmut lâchait au compte goutte sa récolte de pluie et des yeux, il suppliait Zaackary de ne pas en faire trop tandis que son épouse n’avait plus que sur la tête un vestige de chignon tant sa chevelure laissait libre court à sa folie. Des mèches lui collaient au front et s’emmêlaient de part et d’autre. Les guides, quant à eux, ruminaient dans leur dialecte quelques mots mais paraissaient tout autant touché par la peur que les deux nobles. Seul le bonhomme fuschia se démarquait du lot.


Il était vrai que le contraste entre l’homme androgyne se tenant là et ses comparses situés derrière était flagrant. Où les uns conjuguaient morosité et léthargie post-traumatique d’une vision impériale bientôt sur eux, lui semblait se délecter de l’instant présent, fleur multicolore se galvanisant de la situation comme les roses du soleil et son sourire s’épanouissait au fil de son laïus.


–Voyez vous, nous ne sommes que de pauvres errants bien à mal d’avoir choisi comme destination cette planète. Mais la roue de la chance peut être capricieuse car, dans notre malheur, nous sommes tombés sur les vigies de notre constitution, les bergers de notre cher République et je ne peux contenir ma joie que de côtoyer un soldat de votre acabit. Non, vraiment, quelle prestance dans votre armure. Quoi que, un peu terne. Un ajout de parme ici… saumon là et un brin de paillette pour conclure et vous seriez…diviiiinnnn !! D’ailleurs, n’est ce pas normal vu que vous devez être la personne dirigeant les opérations ? Un gradé, surement…Lequel ?


Les mains jointes, ses doigts cerclés de bagues se tapotant légèrement, il attendait une réponse, une étincelle de malice concluant un discours bien plus subtil qu’il n’y paraissait.
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Maître de jeu



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MessageSujet: Re: Un avenir incertain    Mer 3 Nov - 9:16

En entendant les paroles de cet individu si particulier, le soldat se rengorgea tel un Iriaz, bombant le torse.

-" Vous êtes très perspicace pour un civil, on ne peut pas dire le contraire. J'suis caporal... Le grade le plus important parce que les autres bin, ils font que donner les ordres... Mais c'est nous qu'on doit tout faire... Parce que bon... Le chef il arrête pas de dire "Thoraz, fait ci... Thoraz, fait ça... Mais c'est qui qui le fait hein? J'vous l'demande moi... C'est qui qui le fait à votre avis? "

Visiblement, le soldat était plus que content d'avoir trouvé quelqu'un à qui parler. Il obtint le post de "surveillant des chasseurs". Son sergent, lui , était plus qu'heureux de pouvoir le placer quelque part et de ne plus avoir à s'en occuper. Thoraz était un gentil garçon, mais n'était là que par necessité martiale. Il n'avait pas sens de la guerre, et son manque de capacités en faisait un frein en cas de conflit direct.

Durant deux heures, les soldats s'affairèrent doucement, prenant un peu de repos bien mérité, attendant que la tempête s'abatte sur eux. Mais les guetteurs ne leur laissèrent que peu de répit. En effet, au loin, trois points s'approchait irrémédiablement, prenant petit à petit la forme de navette de transport.

A bord de la première barge, le lieutenant Dheras était heureux d'avoir pu retrouver le groupe avant l'arrivée des impériaux. Alors que les trois navettes se posaient dans l'enclave, les troupes de la 327ème quittèrent leurs postent , s'agglutinant autours des vaisseaux, accueillant leurs camarades qui descendaient des vaisseaux. Deux cents trente hommes venait d'arriver dans le bastion, et le premier groupes d'arrivant reprenait espoir. Un espoir bien mince après que Dheras eût fait son rapport.

D'après le soldat, si cinq cents hommes allaient arriver, plus de deux milles les suivaient. Et il affirmait que l'avant garde, contrairement à ce que pensait les défenseurs, ne serait pas là dans six heures, mais dans trois.

Thoraz, qui était resté avec Zaackary se rapprocha de lui et retira son casque, le visage marqué par la fatigue et par la peur.

-" Dites m'sieurs... Vous croyez qu'on va s'en sortir vous? "
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